(Brossard) Quelques jours après avoir vécu la frénésie de son premier match dans la LNH, Jake Evans a bien dormi dans la nuit de lundi à mardi.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse canadienne

La pression est retombée, lundi soir, après avoir vécu l’euphorie de son premier but, à son troisième match seulement dans le circuit Bettman.

« Les derniers jours ont été remplis de surprises, a noté l’Ontarien de 23 ans, qui a été rappelé du Rocket de Laval le 6 février. Ma famille était en ville.

Puis ce fut spécial de marquer un premier but, a-t-il ajouté. J’aurais préféré le faire dans une victoire, mais je peux dire que j’ai bien dormi après le match. »

PHOTO ERIC BOLTE, USA TODAY SPORTS

Jake Evans (au centre)

Evans a fait bonne impression à ses trois premières sorties dans la LNH. Il affiche un différentiel de +1 et a vu ses responsabilités augmenter au sein des unités spéciales.

Après avoir joué uniquement à forces égales face aux Ducks d’Anaheim, jeudi, Evans a été employé en infériorité numérique contre les Maple Leafs de Toronto, samedi. Puis, lundi face aux Coyotes de l’Arizona, il a aussi obtenu une occasion de se faire valoir en avantage numérique et au centre, après que Phillip Danault eut quitté la rencontre tôt à la deuxième période.

« Le message au sein de l’équipe est que tout le monde doit contribuer, peu importe si vous jouez cinq minutes ou que vous obtenez beaucoup de temps de jeu », a mentionné Evans, mardi matin.

« Je crois que je m’habitue au rythme de match en match, a-t-il enchaîné. J’ai encore beaucoup de travail à faire, mais j’essaie de m’améliorer chaque jour. Chaque fois que j’enfile cet uniforme, c’est une occasion de m’améliorer. »

Evans, qui a grandi dans la région de Toronto, a eu l’occasion d’affronter les Maple Leafs à sa deuxième sortie dans la LNH. Il a admis qu’il avait été impressionné par l’ambiance au Centre Bell et par la guerre des chants dans les gradins entre les partisans des deux équipes.

Mercredi, Evans aura la chance d’affronter l’autre grand rival du Tricolore : les Bruins de Boston.

« J’ai souvent joué dans la région de Boston lors de mes trois premières années universitaires. Il y a beaucoup de bonnes équipes dans la région de Boston. C’est une vraie ville de hockey », a indiqué Evans, qui a porté les couleurs des Fighting Irish de Notre Dame.

En raison de son âge et de sa ville d’origine, Evans n’a pas beaucoup de souvenirs des duels en séries entre le Canadien et les Bruins. Ce sont plutôt les éliminations des Maple Leafs aux mains des Bruins lors des dernières saisons qui lui viennent en tête quand il pense à cette équipe.

« À ce point-ci de la saison, les matchs sont déjà assez intenses. C’est encore plus spécial quand c’est contre un rival », a souligné Evans.

Mercredi, Evans retrouvera aussi sur la glace Anders Bjork, son ancien co-chambreur avec qui il a fait la pluie et le beau temps à Notre Dame.

Evans et Bjork ont disputé trois saisons ensemble et ont été les deux meilleurs pointeurs des Fighting Irish lors des saisons 2015-16 et 2016-17. Bjork a ensuite fait le saut chez les professionnels avant sa dernière saison d’admissibilité au niveau universitaire. En 49 matchs cette saison avec les Bruins, Bjork a récolté neuf buts et autant d’aides.