L’expression a été lancée dimanche par Rick Tocchet, entraîneur des Coyotes de l’Arizona : la série de victoires sur laquelle vogue le Canadien est largement alimentée par l’énergie du « désespoir ». Tochett a dit souhaiter que son équipe s’en inspire.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

Quelques heures avant d’affronter les Coyotes au Centre Bell, les joueurs du Tricolore ne se sont pas gênés pour rependre le même thème.

« On joue de manière désespérée en ce moment, et une équipe désespérée est une équipe dangereuse, a souligné Nate Thompson après l’entraînement matinal de son équipe. On n’a pas de marge d’erreur. »

S’il l’emporte lundi soir, le Canadien inscrira une quatrième victoire d’affilée, ce qu’il a échoué à faire jusqu’ici cette saison. À trois reprises, il a aligné trois gains, mais chaque fois il n’a pu prolonger sa série victorieuse.

On ne saurait trop souligner à quel point le moment serait opportun pour y arriver contre des Coyotes ébranlés par un début d’année 2020 catastrophique – seulement 5 victoires en 15 matchs – et avant de s’envoler pour deux matchs difficiles à Boston et à Pittsburgh.

L’entraîneur du Canadien espère voir ses hommes démontrer la même fougue que celle à laquelle ont goûté les Maple Leafs de Toronto en troisième période et en prolongation samedi soir. Après avoir ouvert la marque au tout début du dernier tiers, les Leafs ont été complètement menottés par les joueurs du Tricolore, qui ont égalé la marque avant de se sauver avec la victoire grâce au but d’Ilya Kovalchuk.

Claude Julien a toutefois averti ses ouailles de se méfier de la baisse de régime qui peut suivre les matchs à haute teneur en émotion.

« On doit profiter des chances qu’on a, et les matchs à domicile sont de plus en plus importants, a-t-il noté. Chaque défaite qu’on subit, c’est un méchant coup. On réalise qu’on ne peut pas se permettre de perdre trop de matchs d’ici la fin de la saison. »

À moins d’un changement de dernière minute, la formation déployée face aux Coyotes sera la même que celle qui a contribué à la victoire contre Toronto. Les attaquants Dale Weise et Jordan Weal ainsi que le défenseur Christian Folin regarderont donc le match depuis les gradins, alors que Carey Price sera dans le filet.

Paul Byron, qui a pris part à l’entraînement optionnel de l’équipe lundi matin, ne sera pas en uniforme, mais selon Julien, il devrait accompagner ses coéquipiers à Boston et à Pittsburgh. On ne sait toutefois pas s’il renouera avec l’action cette semaine, presque trois mois après s’être blessé au genou.

Quant à Shea Weber, atteint « au bas du corps » contre les Devils du New Jersey mardi dernier, il ne sera pas du voyage. Sa blessure l’aura donc forcé à rater un minimum de cinq rencontres. Claude Julien espère avoir de bonnes nouvelles sur son état à la fin de la semaine.