Carey Price connaissait une séquence de 112 matchs sans avoir été chassé de son filet quand il a finalement connu ce sort mardi, après avoir accordé cinq buts sur 11 lancers en 21:10 de jeu face aux Bruins de Boston.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse canadienne

Price n’avait pas vécu cette situation odieuse depuis le 9 décembre 2017, face aux Oilers d’Edmonton.

Après un bon départ à la campagne, Price a vu ses chiffres gonfler en novembre, et particulièrement au cours des derniers matchs. En 10 sorties en octobre, Price a maintenu une moyenne de 2,59 avec un taux d’efficacité de ,914. En 10 sorties en novembre, Price affiche une moyenne de 3,63 avec une efficacité de ,886.

Price n’a pas nécessairement mal paru sur les 11 buts qu’il a accordés dans les revers de 6-5 face aux Rangers de New York, samedi, et de 8-1 face aux Bruins, mardi. Mais il n’a pas fait les arrêts nécessaires pour fermer les vannes.

Il était toutefois hors de question de pointer l’homme de 10,5 millions du doigt chez le Canadien.

« (Mardi), les chances de marquer étaient égales, a affirmé l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. (Les Bruins) ont marqué huit buts, nous avons marqué un but. Mais ils ont eu plus de chances de grande qualité.

« Le problème ne découle pas d’une seule personne, c’est un problème d’équipe, a-t-il ajouté quand il a été questionné de manière précise sur le travail de Price. Nous nous sommes effondrés (mardi) comme équipe. Ce n’est pas relié à un seul joueur. »

Plusieurs partisans étaient mécontents de la performance de Price mardi. Il y a eu quelques applaudissements ironiques quand il a effectué un arrêt de routine, peu de temps avant d’être chassé de son filet.

« Les gens d’ici entendent depuis longtemps qu’il est le meilleur gardien au monde. Peut-être qu’ils sont habitués à le voir connaître des matchs brillants chaque soir, a mentionné le défenseur Ben Chiarot. Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur lui. Il est le joueur le plus important de cette équipe et il est excellent pour nous chaque soir. Nous serons toujours là pour lui.

« C’est terrible (quand il est chassé de son filet). C’est un signe que nous n’avons pas bien joué devant lui, a-t-il ajouté. Quand il voit la rondelle, il l’arrête. Quand les chances que nous donnons sont des tirs sur réception ou des chances à l’embouchure du filet, peu importe si c’est Carey Price ou un autre gardien, il ne fera pas l’arrêt. Vous savez que l’équipe n’a pas joué un bon match quand Carey est chassé de son filet. »

Depuis son fameux « chill out » au terme d’un match préparatoire difficile en septembre 2010, Price a habitué les partisans à afficher un calme parfois déroutant, peu importe les circonstances. Même après la défaite de mardi, Price a affirmé que « la vie continue ».

« C’est l’une de ses plus grandes forces. Il est très calme et c’est de cette manière qu’un gardien doit agir, a dit l’attaquant Tomas Tatar. Il est confiant et calme en tout temps. »

Ce calme n’empêche pas Price d’être un des meneurs de l’équipe. L’attaquant Nate Thompson l’a d’ailleurs qualifié de « colonne vertébrale » de l’équipe, mercredi matin.

Et alors que l’équipe connaît des moments difficiles, c’est aux meneurs de contribuer à sa relance.