Matt Duchene doit parfois se demander s’il n’est pas porteur de poisse.  

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

L’Avalanche du Colorado s’est mis à gagner après son départ en 2017 après avoir raté les séries six fois au cours des sept dernières années avec lui dans la formation. 

Les Sénateurs d’Ottawa se sont mis à couler à pic dès son arrivée, pour terminer au 30e rang du classement. Ils étaient pourtant passés à un but d’accéder à la finale de la Coupe Stanley le printemps précédent. Duchene a pourtant produit offensivement.

Duchene a été échangé aux Blue Jackets de Columbus avant la date limite des transactions en février. Columbus a remporté la première ronde des séries, mais a subi l’élimination au tour suivant. Duchene a livré la marchandise avec dix points en autant de rencontres, mais son départ a provoqué le démantèlement partiel du club. 

Arrive Nashville, cet été. Duchene a profité du marché des joueurs autonomes pour s’enrichir de 56 millions pour sept ans. Les Predators venaient de connaître deux saisons consécutives de plus de 100 points, une finale de la Coupe Stanley en 2017, mais ils voulaient améliorer leur attaque, notamment leur ligne de centre. 

Afin de ne pas défoncer le plafond salarial, ils ont été contraints d’échanger P.K. Subban et son salaire annuel de 9 millions afin de pouvoir embaucher Duchene. 

Duchene a 17 points en 20 matchs depuis le début de la saison. Aucun autre attaquant de l’équipe n’en a autant. Mais devinez quoi? 

Les Predators sont en train de couler au classement. Ils ont remporté seulement deux de leurs dix derniers matchs. Ils sont 13e dans l’Association de l’Ouest, un petit point devant le Wild du Minnesota et deux points devant les derniers, les Kings de Los Angeles. 

PHOTO DAVID ZALUBOWSKI, ASSOCIATED PRESS

Matt Duchene a 17 points en 20 matchs depuis le début de la saison.

Ceux qui ont côtoyé Duchene au fil des ans nous rassurent. Il n’est pas un leader négatif ni un fauteur de trouble. Un brin trop excité au goût de certains à l’occasion, mais un modèle de travail et de désir de vaincre. 

Ne disait-on pas la même chose de Ryan O’Reilly d’ailleurs, avant qu’il ne devienne le grand leader artisan de la conquête de la Coupe Stanley par les Blues de St. Louis le printemps dernier? 

Les problèmes des Predators sont ailleurs. Nashville se classe sixième au chapitre de l’attaque avec une moyenne de buts marqués par match de 3,52. 

En défense, par contre, les choses se corsent. Les Predators se classent au 25e rang au chapitre des buts accordés par match avec une moyenne de 3,43. 

L’infériorité numérique ne se porte pas très bien non plus. Ils ont accordé cinq buts aux Canucks hier à domicile en pareilles circonstances. Nashville se retrouve désormais dernier en infériorité numérique avec un taux d’efficacité de 71%. Rinne n’a pas été très fort hier.

Voici les faits saillants du match d’hier.

Après un départ spectaculaire, le pauvre Pekka Rinne a été retiré du match trois fois à ses quatre derniers départs. Il a accordé 25 buts à ses six dernières rencontres. Sa moyenne s’établit désormais à 3,06 et son taux d’arrêts à ,889. 

Les regards commencent à se tourner vers l’entraîneur Peter Laviolette. On lui a même demandé hier après le match s’il était inquiet pour son propre avenir. Le coach a répondu n’avoir senti aucune pression en ce sens de la part de la direction du club. 

Le DG David Poile, après tout, a congédié seulement cinq entraîneurs en 37 ans de carrière comme directeur général. 

Heureusement, le classement est serré dans l’Ouest. Les Predators sont à cinq points des détenteurs de la dernière place donnant accès aux séries, les Golden Knights de Vegas, mais ils ont trois matchs de plus à disputer qu’eux. Une série de victoires pourrait donner une chronique entièrement différente dans deux semaines. 

Par contre, les Predators affrontent les champions de la Coupe Stanley, les Blues, premiers dans l’Ouest avec seulement quatre défaites en 23 matchs, samedi et lundi, puis Vegas mercredi. 

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