(Columbus) Le meilleur marqueur d’une équipe qui se retrouve sur le quatrième trio, on ne voit pas ça si souvent… mais c’est en plein ce qui arrive à Pierre-Luc Dubois ces jours-ci.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Les Blue Jackets ne connaissent certes pas le début de saison espéré, et l’entraîneur-chef John Tortorella, qui n’a jamais été reconnu pour sa grande délicatesse, a décidé de brasser un peu la soupe, et c’est pourquoi Dubois, pour le moment en tout cas, se retrouve à patiner avec le quatrième trio.

« On a changé un peu les trios lors du dernier match en troisième période, a-t-il expliqué hier. Il faut faire gagner l’équipe, peu importe avec qui on joue. Que ce soit sur le premier trio ou le quatrième, j’ai un travail à faire. »

Dubois, 21 ans, demeure le meilleur marqueur des Blue Jackets cette saison avec 12 points, mais c’est peut-être sa récolte d’un but et une aide lors des six derniers matchs qui a poussé le patron à lui imposer une nouvelle place dans la formation. Après avoir joué en compagnie de Gustav Nyquist et Oliver Bjorkstrand, il patine maintenant avec Sonny Milano et Emil Bemstrom.

On regarde le classement et c’est bien évident qu’on n’est pas là où on voudrait être. Mais on fait quand même de bonnes choses depuis quelques matchs. On sent que ça s’en vient.

Pierre-Luc Dubois

C’était peut-être à prévoir. Il y a quelques mois à peine, les Blue Jackets remportaient la première série de leur histoire, une surprise de taille, en balayant le Lightning de Tampa Bay au premier tour. Mais le party a été bref, puisque l’équipe a été éliminée au tour suivant, en six matchs, face aux Bruins de Boston.

Depuis, on est en lendemain de veille à Columbus, et on connaît la suite : le temps de le dire, les Blue Jackets ont perdu quelques noms importants, incluant Artemi Panarin, Matt Duchene et le gardien Sergei Bobrovsky, tous partis ailleurs.

Par ici, on tente encore de s’en remettre.

« On apprend assez rapidement que ça fonctionne ainsi dans cette ligue, estime le capitaine Nick Foligno. Les gars qui sont partis, ils ont joué avec nous, ils nous ont donné le meilleur d’eux-mêmes, et ils sont partis. Ça ne fait pas notre affaire, mais il faut respecter ça. Je regarde les joueurs que nous avons ici et je pense qu’on peut compenser tous ces départs.

« Le mauvais début de saison, on n’est pas habitués à ça. D’habitude, on connaît de bons débuts de saison, et c’est difficile parce qu’on sait qu’on est meilleurs que ça. C’est le bout qui est le plus frustrant. Mais dans cette ligue, il n’y a personne qui va t’attendre. Ça se passe très, très vite, et c’est pourquoi les débuts de saison sont si importants. »

En manque de buts

En attendant, les Blue Jackets sont à la recherche de solutions. Foligno ne jouera pas mardi soir, toujours sous le coup d’une suspension, mais l’équipe croit pouvoir conserver l’énergie de son dernier match, une victoire de 3-2 sur les Blues de St. Louis.

On en profite pour rappeler que les Blue Jackets ne savent plus comment mettre une rondelle dans un filet ; avec seulement 45 buts au compteur, ce sont eux qui ont récolté le moins de buts parmi tous les clubs de la LNH cette saison.

« On essaie de garder le même système de jeu malgré le fait qu’on a perdu bien du monde, a expliqué le défenseur David Savard. On a besoin des quatre trios. Il y a plusieurs joueurs qui sont à la recherche de buts présentement, et on pense que ça va revenir très bientôt. »