Guy Carbonneau sera intronisé lundi au Temple de la renommée du hockey. « Enfin », insistent ses anciens coéquipiers. Témoignages sur le parcours du dernier capitaine du Canadien à avoir soulevé la Coupe Stanley.

Alexandre Pratt Alexandre Pratt
La Presse

Mathias Brunet Mathias Brunet
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Le marqueur

Bob Gainey. Serge Savard. Jacques Lemaire. Stéphane Richer. Benoit Brunet. Sergio Momesso. Gilbert Delorme. Tous m’ont décrit Guy Carbonneau de la même façon.

« Guy, c’est un gars qui ne parle pas beaucoup. »

Mais lundi, à Toronto, l’ancien capitaine du Canadien fera une exception. Le discours de son intronisation au Temple de la renommée ne se limitera pas à quelques phrases.

« Quelle longueur ?

— Ils nous demandent de faire ça en cinq minutes. Oublie ça. Personne n’est capable. C’est sûr que ce sera plus long que ça. »

Guy Carbonneau compte profiter de sa tribune pour remercier ceux qui l’ont aidé. À Sept-Îles. À Chicoutimi. En Nouvelle-Écosse. À Montréal. À St. Louis. À Dallas. Un parcours remarquable. Une histoire qui mérite d’être racontée. Par lui-même. Mais aussi par ses plus proches collaborateurs.

***

Sept-Îles, 1960. Le petit village se transforme en ville. Au cours de la dernière décennie, la population a explosé, de 2000 à 14 000 habitants. Les maisons poussent dans les champs. De nouveaux quartiers naissent. Les rues et les parcs grouillent d’enfants.

C’est dans cet environnement que Guy Carbonneau grandit. « Peu importe où j’allais, il y avait toujours une gang d’enfants », raconte-t-il. Assez pour faire des équipes de baseball, l’été. Mais la saison de balle est courte sur la Côte-Nord. « Dans ce temps-là, il faisait froid très tôt à Sept-Îles. L’hiver arrivait vite. Les parents fabriquaient des glaces partout. Mon voisin, qui s’occupait de l’aréna, avait construit une patinoire extérieure avec des bandes d’un pied de haut. C’est là que tout a commencé. »

Ses parents ne sont pas des sportifs. Sa mère a joué quelques fois au hockey pour le plaisir. Son père ? Jamais. Carbonneau apprend donc en observant les enfants plus âgés. Dès ses premiers coups de patin, il se démarque.

« J’ai toujours été un des bons gars de la gang », reconnaît-il sans fausse modestie. Dans les faits, il domine. D’autant plus qu’à Sept-Îles, les joueurs d’élite ne sont pas surclassés. Les Saguenéens de Chicoutimi le remarquent et le recrutent. Ils lui font une place dans leur alignement dès l’âge de 16 ans.

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Guy Carbonneau en 1976

Après une première saison marquée par une blessure à une épaule, Carbonneau enchaîne les points à la douzaine : 171 buts, 264 assistances, 436 points en 274 parties. Une production exceptionnelle, même selon les standards de l’époque. Ce séjour au Saguenay sera aussi son premier contact avec la notoriété publique.

Chicoutimi, ce n’était pas une grande ville. Mais pas un village non plus. On était traités comme des joueurs de la LNH. On était des vedettes. Mon passage là a eu un impact sur le reste de ma carrière et de ma vie.

Guy Carbonneau

« C’est d’ailleurs là, ajoute-t-il, que j’ai connu ma femme Line. Nous sommes encore ensemble, 42 ans plus tard. »

Carbonneau est alors hébergé en pension chez Claudette et Jean-Guy Bossé. Un autre adolescent vit sous le même toit : son futur coéquipier à Montréal, Gilbert Delorme.

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Gilbert Delorme

« J’étais content de vivre avec lui, se souvient Delorme. D’abord, c’était mon capitaine. Et puis, il avait un char. Un beau Pontiac Ventura 1974 orange. C’était pratique. Mais on ne sortait pas tant que ça. Guy était un gars tranquille. Il allait surtout chez Line. Il revenait à 22 h. On écoutait la télé ensemble. Des films. Du hockey. Mais surtout du baseball. C’était les belles années des Expos.

— Et sur la glace, comment était-il ?

— Quand je suis arrivé avec l’équipe [en 1978], Guy était notre meilleur joueur. Notre capitaine. Il ne se faisait pas aller la gueule pour rien. Quand il parlait, c’était toujours pertinent. J’ai joué plus tard avec Steve Yzerman, Bob Gainey, Mario Lemieux. Guy était le même genre de leader. C’est aussi un gars super intelligent. Il pensait à tous les détails. Par exemple, il ne prenait jamais la mise au jeu avant de s’assurer que tous ses coéquipiers soient bien positionnés. Ce sont des petits gestes importants dans une partie. »

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Faste soirée pour le capitaine des Sags : Carbonneau récoltera 7 points le 25 février 1980 contre les voisins de Laval.

La production offensive de Carbonneau et son leadership attirent l’attention des dépisteurs de la LNH. Le Canadien le repêche au troisième tour de la séance de 1979. Le capitaine des Saguenéens exulte. Depuis qu’il sait patiner, il rêve en bleu-blanc-rouge.

« À Sept-Îles, dans les années 60-70, on n’avait pas Sportsnet [rires]. Si tu voulais regarder du hockey, c’était le samedi soir. Et c’était le Canadien. Être repêché par le Canadien, c’était le rêve de tous les joueurs de hockey au Québec. Il fallait vraiment que tu les haïsses pour ne pas souhaiter ça. Ce n’était pas mon cas. »

Le parrain

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Tom Kurvers, Guy Carbonneau, Chris Nilan, Craig Ludwig et Bob Gainey en février 1986

Guy Carbonneau a 22 ans lorsqu’il « gradue » avec le Canadien, en 1982. Sa réputation de vedette offensive le précède. Avec raison. Au cours de sa dernière saison junior, il réussit 182 points. Les deux hivers suivants, dans la Ligue américaine, il maintient une moyenne supérieure à un point par match. Ses débuts dans la LNH sont impressionnants : 47 points au centre du quatrième trio. « On jouait 3, 4, 5 minutes par match. Des fois, un peu plus. Ce n’était pas la mer à boire. »

La saison suivante, le Canadien congédie son entraîneur-chef, Bob Berry. Jacques Lemaire le remplace dans la course aux séries. Une nomination déterminante dans la carrière de Carbonneau.

Lemaire s’en souvient comme si c’était hier.

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L’entraîneur-chef Jacques Lemaire derrière le banc du Canadien en février 1984. Devant lui : Guy Carbonneau et Bob Gainey.

« J’ai toujours cherché des joueurs capables de réussir contre n’importe qui. Lorsque j’ai vu Guy, j’ai su que c’était le gars idéal. Sa façon de comprendre le hockey, sa manière de jouer… C’était évident que sa production offensive allait diminuer. Mais il allait devenir un joueur plus complet. »

Je reviens sur cette période décisive avec Carbonneau. Lui aussi s’en souvient bien. Je me demandais si ça avait été difficile pour lui – un joueur offensif – de mettre son ego de côté au profit de l’équipe.

« Pas du tout, répond-il. Je ne voyais pas ça comme une démotion. Pour moi, c’était une chance de jouer un plus grand rôle. D’ailleurs, Lemaire ne m’a jamais interdit de marquer. Aujourd’hui, avec les salaires [plus élevés], ce serait peut-être plus difficile à accepter. Mais dans le temps, ce n’était pas un facteur. »

Carbonneau hérite d’un rôle très précis : affronter le meilleur attaquant adverse. Comme Wayne Gretzky, ou Peter Stastny. Le DG du Canadien à l’époque, Serge Savard, revient sur cette période.

Jacques a dit à Carbo : “Tu vas jouer contre Stastny. Il est meilleur que toi, mais il ne doit pas compter.” À partir de ce moment-là, Carbo est devenu le meilleur attaquant défensif de la Ligue nationale.

Serge Savard

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Guy Carbonneau ne se tenait jamais loin de l’as marqueur des Nordiques Peter Stastny. Ci-dessus en janvier 1986.

Lemaire renchérit. « Guy arrêtait les lancers. Il tuait les punitions. C’est un talent, ça. Pas n’importe qui peut faire ça. On parle souvent des buts. Des points. Mais lorsque tu as un talent comme le sien, tu apportes beaucoup plus à ton équipe que juste des buts. »

Carbonneau se retrouve sur le même trio que son capitaine, Bob Gainey. Celui-ci – reconnu comme un as du jeu défensif – partage son savoir-faire avec son jeune coéquipier.

« J’étais un peu plus âgé que lui, raconte Gainey. Au début, il y avait une forme de mentorat. Guy apprenait vite. Dès sa première saison à Montréal, il a connu du succès. Il était un joueur très solide. Un fier compétiteur. »

Pendant que le trio de Carbonneau embête les vedettes adverses, Mats Näslund et Bobby Smith enfilent les buts. Le Canadien prend son envol. En 1986, il devient l’une des puissances de la LNH et remporte la Coupe Stanley. La première de Carbonneau.

« C’était magique. On rêve tous de gagner la Coupe quand on est jeune. De le vivre, d’avoir la Coupe dans les mains, c’était extraordinaire. »

Au sein d’une équipe qui compte plusieurs recrues, Carbonneau – qui n’a que 26 ans – est considéré comme un vétéran. Serge Savard lui demande de veiller sur la nouvelle vedette de l’équipe, l’attaquant Stéphane Richer, âgé de 19 ans. À l’automne 1986, les deux hommes deviennent cochambreurs sur la route. Ils le resteront pendant quatre ans.

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Guy Carbonneau, Patrick Roy et Claude Lemieux lors de la conquête de la Coupe Stanley en 1986

« Guy était comme mon parrain, confie Richer. J’étais jeune. Je ne parlais pas beaucoup l’anglais. Comme je n’avais pas 21 ans, je ne pouvais pas aller prendre une bière avec mes chums aux États-Unis. Guy était là pour moi. Je lui en ai toujours été reconnaissant. »

Dans le vestiaire, l’ascendant de Carbonneau augmente.

« Il ne parlait pas beaucoup, poursuit Richer. Comme si Bob Gainey avait un peu déteint sur lui. Mais quand Carbo avait un message à passer, c’était sincère. Honnête. Et sur la glace, tu n’avais pas le choix de le respecter. Soir après soir, il bloquait des lancers à 100 mi/h ! »

Le capitaine

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Guy Carbonneau et Kirk Muller célébrant la conquête de la Coupe Stanley en 1993

Après avoir remporté la Coupe Stanley en 1986, le Canadien poursuit sur sa lancée. En 1987, il atteint la demi-finale. En 1989, il retourne en finale contre les Flames. Cette fois, le Tricolore s’incline. Devant ses partisans. Au Forum. Une défaite douloureuse qui marque la fin d’un cycle. Larry Robinson part pour Los Angeles. Bob Gainey, lui, part pour la France. Son poste de capitaine est vacant.

Plutôt que d’imposer son candidat, le DG Serge Savard laisse les joueurs choisir leur représentant. Guy Carbonneau et Chris Chelios sont élus.

« Carbo était un leader silencieux, explique Savard. À la manière de Gainey, ou de Jean Béliveau. Ce ne sont pas des cheerleaders. Ce sont des gars qui prêchent par l’exemple. »

Gainey, lui, voit son dauphin lui succéder. 

Quand j’ai quitté le Canadien, Guy avait déjà beaucoup d’expérience. Il était prêt pour ce rôle. Il a le type de personnalité qui aime recevoir des responsabilités. Il aime la pression. À Montréal, il était à la bonne place !

Bob Gainey

Carbonneau acquiesce. Il aime se trouver au cœur de l’action. Avoir son mot à dire dans les décisions.

« J’ai toujours été un leader partout où j’étais. Je ne parle pas beaucoup, mais j’aime organiser des choses. J’aime quand ça marche de la bonne façon. J’ai toujours été comme ça. Je n’ai pas cherché à devenir le capitaine du Canadien. Mais j’avais été capitaine dans le hockey mineur et dans le junior.

— As-tu aimé être capitaine du Canadien ? Malgré la pression ?

— Ça a été un honneur extraordinaire. La pression, ce n’était pas une question. Tu ne deviens pas capitaine du jour au lendemain. Être un leader, tu nais avec ça. Ensuite, tu le cultives. Tu t’améliores. Tu apprends des choses avec les années. Mais [être capitaine], ça n’a jamais été un travail pour moi. Ce n’était pas lourd. »

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Guy Carbonneau, Patrick Roy et Éric Desjardins contre les Nordiques de Québec en mars 1993

Son leadership inspire ses jeunes coéquipiers.

Stéphane Richer est catégorique : Carbonneau a fait de lui un meilleur joueur.

« Ça avait toujours été facile pour moi. J’avais toujours compté des buts. Un jour, Carbo m’a dit : “Stéphane, tu as le talent. Tu as le physique. Mais si tu veux jouer longtemps, assure-toi de toujours surveiller le défenseur adverse. Et dans ta zone, ne triche pas.” Ses conseils m’ont servi. Quand je suis arrivé au New Jersey et que Jacques Lemaire était mon coach, j’étais prêt. »

Carbonneau a aussi eu une grande influence sur un joueur qui se retrouvera sur son aile gauche en 1993, Benoit Brunet.

« Je me reconnaissais dans Guy. Il était un joueur offensif qui avait accepté de jouer un rôle plus défensif. J’ai vécu les mêmes choses, mais pas au même niveau de statistiques. Il m’a fait réaliser que si je voulais faire carrière dans la LNH, je devrais jouer comme lui. »

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Benoit Brunet en 1993

Cette saison-là, Carbonneau remporte la Coupe Stanley pour la deuxième fois. Au Forum de Montréal en plus. Il reste, 26 ans plus tard, le dernier capitaine à avoir soulevé la Coupe Stanley dans l’uniforme du Canadien.

« La beauté de la deuxième coupe, c’est que j’ai pu prendre du recul. En 1986, ça s’est passé tellement vite. J’ai eu du fun, on a eu beaucoup de partys. Mais je ne l’ai pas apprécié à son plein potentiel. En 1993, c’était différent. […] J’en ai fait profiter un peu plus.

— Que veux-tu dire par « faire profiter » ?

— Je savais quoi faire. Comment réagir. J’avais fait sortir tout le monde de la chambre. Il ne restait que les joueurs, le staff, les docteurs. Pas de fans. Pas de famille. On a parlé des moments qu’on avait appréciés. C’était extraordinaire. »

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Guy Carbonneau tenant la Coupe Stanley remportée par les Stars de Dallas en juin 1999

Lorsqu’il gagnera la Coupe Stanley avec les Stars de Dallas, en 1999, il répétera le même scénario. « Des moments magiques », se souvient-il. Un an plus tard, il prend sa retraite. Il termine sa carrière avec 260 buts et 663 points en 1318 matchs. Ainsi que trois victoires de la Coupe Stanley et autant de trophées Frank Selke, remis au meilleur attaquant défensif de la LNH.

Son palmarès est remarquable. Son talent, unique, est reconnu tant par ses pairs que par ses adversaires. Malgré tout, Carbonneau aura dû attendre près de 20 ans avant d’être intronisé au Temple de la renommée. Il a finalement reçu l’appel l’été dernier, une heure avant que ce soit annoncé publiquement.

« C’est [l’ancien capitaine des Flames] Lanny McDonald qui m’a appelé. Quand j’ai entendu sa voix, je ne me souviens pas si mon cœur a arrêté de battre, mais les émotions sont montées. »

Ce qui sera encore sûrement le cas lundi, à Toronto, lorsqu’il fera son entrée au Saint des Saints.

Enfin.

Carbo en dix temps

> Il naît le 18 mars 1960 à Sept-Îles.

> Il est repêché en juin 1979 lors au troisième tour par le Canadien.Le CH choisit trois joueurs avant lui, Gaston Gingras, Mats Naslund et Craig Levie.

> En septembre 1982, un poste de centre est ouvert chez le Canadien. Deux jeunes joueurs des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, club-école du Tricolore, se font la lutte. Carbonneau coiffe Dan Daoust – qui sera cédé aux Maple Leafs – et entame la première de ses 18 saisons dans la LNH.

> Carbonneau remporte la Coupe Stanley pour la première fois de sa carrière en juin 1986, au centre d’un trio qu’il forme avec Bob Gainey et Chris Nilan. Il a obtenu 12 points, dont 7 buts, en 20 matchs de séries.

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Chris Nilan, Mario Lemieux
et Guy Carbonneau en mars 1986

> Il est nommé co-capitaine du Canadien à l’aube de la saison 1989-1990, en compagnie de Chris Chelios. Il assumera seul le rôle de capitaine un an plus tard, quand Chelios sera échangé à Chicago.

> En 1992, Carbonneau remporte le trophée Selke, remis à l’attaquant défensif par excellence de la LNH, pour la troisième et dernière fois de sa carrière. Dans l’histoire, seuls Bob Gainey et Patrice Bergeron, qui l’ont reçu quatre fois chacun, l’ont remporté plus souvent.

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Face à face entre Wayne Gretzky et Guy Carbonneau lors du dernier match de la finale de la Coupe Stanley entre les Kings de Los Angeles et le Canadien au Forum de Montréal, le 9 juin 1993

> Après le premier match perdu en finale de la Coupe Stanley, en 1993, Carbo supplie l’entraîneur-chef Jacques Demers de lui confier exclusivement la couverture défensive de Wayne Gretzky. Quatre rencontres plus tard, il remporte la Coupe Stanley pour la deuxième fois avec le Canadien.

> Carbonneau est échangé du Canadien aux Blues de St. Louis en août 1994 contre Jim Montgomery. Celui-ci sera soumis au ballottage quelques mois plus tard, tandis que Carbo disputera six saisons supplémentaires.

> Il remporte la Coupe Stanley pour la troisième fois de sa carrière en juin 1999, avec les Stars de Dallas. Ironiquement, son fidèle ailier gauche de la première conquête, Bob Gainey, occupe les fonctions de DG des Stars. Carbonneau annonce sa retraite un an plus tard.

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Guy Carbonneau derrière le banc du CH, en février 2006

> Guy Carbonneau revient avec le Canadien, d’abord à titre d’adjoint de Bob Gainey, désormais DG et entraîneur, puis comme entraîneur-chef, en 2006. Il dirige l’équipe pendant presque trois ans.