Les Kings de Los Angeles ont finalement réussi à se débarrasser d’Ilya Kovalchuk.  

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Ils ont accéléré le processus en annonçant cette semaine qu’il n’allait plus disputer de matchs avec l’équipe, sans pour autant le priver des entraînements. 

Selon les informations les plus fraîches dans le dossier, Kovalchuk aurait demandé, et obtenu, sa libération. 

Cette embauche constitue un autre fiasco sur le marché des joueurs autonomes. Cet ailier russe de 36 ans s’est joint aux Kings le 1er juillet 2018 en signant un contrat de 18,75 millions pour trois ans. 

Los Angeles avait toujours de grandes aspirations, après une saison de 98 points, et Kovalchuk aussi. Il venait de connaître une année de 63 points, dont 31 buts, en 53 matchs dans la KHL.

Mais la Ligue nationale avait rajeuni, contrairement aux Kings et à Kovalchuk. Los Angeles a terminé au 30e rang du classement général et le premier choix au total de la LNH en 2001 a obtenu 34 points, avec une fiche de -26. 

Contre le Canadien, la semaine dernière, il a été confiné au quatrième trio. Qui l’a remarqué? Avec encore une année de contrat supplémentaire, il devenait impossible à échanger. 

Le DG Rob Blake réussit au moins à alléger sa masse salariale de 6,25 millions l’an prochain et il pourra faire une place pour un jeune sur le champ. 

Mais Kovalchuk ne repartira pas les mains vides puisqu’on lui doit un boni de 5,3 millions le 15 décembre. On va sûrement s’entendre à l’amiable pour officialiser un divorce harmonieux. 

Kovalchuk constitue un autre exemple d’embauche regrettable sur le marché des joueurs autonomes. L’histoire se répète, mais les DG continuent de se plonger la tête dans le sable. 

Prenez les Maple Leafs de Toronto, défaits à nouveau hier, par les Islanders de New York. Ils ont déstabilisé leur masse salariale en embauchant John Tavares le jour où Kovalchuk signait avec les Kings. Tavares a reçu 77 millions pour sept ans et rendu les jeunes stars Auston Matthews, Mitch Marner et William Nylander gourmandes à leur tour. 

PHOTO FRANK FRANKLIN II, ASSOCIATED PRESS

John Tavares

Même si Tavares demeure un formidable compteur, Toronto a perdu en première ronde l’an dernier et connaît un départ difficile cette année. L’équipe est coincée par le plafond salarial et a même dû sacrifier un choix de première ronde pour se conformer aux règles à ce chapitre (en cédant Patrick Marleau aux Hurricanes).

Les Islanders de New York ne souffrent pas trop du départ de Tavares. Ils ont une fiche de 61-30-8 depuis son départ. Celle des Leafs, pourtant déjà bien nantis avant l’arrivée de Tavares, se situe à 55-35-12.

Le deuxième joueur le mieux payé à changer de camp le 1er juillet 2018, James Van Riemsdyk, a marqué 27 buts et amassé 48 points en 66 matchs l’an dernier, mais les Flyers ont raté les séries. Il a quatre buts et neuf points en 17 rencontres cette année. Il a signé l’an dernier un contrat de cinq ans pour 7 millions par saison.

Paul Stastny, 33 ans, a obtenu 19,5 millions pour trois ans des Golden Knights. Il a produit quand il était en santé, mais a raté 32 matchs. Il connaît un départ plus difficile avec neuf points en vingt matchs.  

Le prochain sur la liste des plus hauts salariés ce jour-là, James Neal, a reçu 28,75 millions des Flames de Calgary pour cinq ans. Après une saison de sept buts, Calgary cherchait déjà à s’en débarrasser. Il leur a fallu accepter le contrat de Milan Lucic pour le faire. 

Le DG des Flames, Brad Treliving, doit déjà regretter l’échange puisque Neal a 12 buts depuis le début de la saison, tandis que Lucic en a trois points en 19 matchs, et un coup de poing vicieux à un adversaire lui a valu une suspension la semaine dernière. 

Le meilleur coup de cette cuvée demeure l’embauche de David Perron par les Blues à un salaire raisonnable (dans le contexte) de 16 millions pour quatre ans. Perron a obtenu 16 points en 26 matchs dans cette conquête de la Coupe Stanley et il en a déjà 18 en 19 rencontres depuis le début de la saison au sein du premier trio de l’équipe avec Ryan O’Reilly.

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