La direction du Canadien a récemment laissé entendre que le futur s’annonce reluisant, mais pendant ce temps, Carey Price piaffe un peu d’impatience.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Dans le monde du sport, on dit souvent que le futur, c’est maintenant, et de toute évidence, c’est aussi ce que pense le gardien du Canadien, qui ne semble pas trop emballé à l’idée d’attendre des jours meilleurs qui viendraient on ne sait plus trop quand.

« Il nous reste plusieurs années à jouer, mais dans la réalité, il ne reste plus tant d’années si on y pense bien, a-t-il fait valoir lundi matin lors du traditionnel tournoi de golf à Laval-sur-le-Lac. On peut voir qu’il y a des joueurs qui vont avoir une longue carrière sans avoir une chance de gagner. Je ne veux pas être l’un de ces joueurs-là. Je veux me rendre au but ultime. »

À 32 ans, le gardien que le Canadien a repêché avec son premier choix en 2005 commence à remarquer que le temps presse, un constat qui contraste un peu avec la philosophie de ses patrons, qui prônent la patience en attendant l’éclosion des jeunes talents.

À cet effet, le Canadien a d’ailleurs connu un autre été très tranquille sur le marché des joueurs autonomes, et tout porte à croire que la direction va joueur la carte de la patience encore une fois cette saison.

Mais pendant ce temps, Carey Price ne rajeunit pas.

« C’est un long chemin, a-t-il ajouté. On le sait dès le moment où s’amorce le camp d’entraînement. Nous allons devoir essayer de tout donner pendant toute la saison. »

La saison dernière, Price a conclu son calendrier avec une moyenne de 2,49 et un taux d’efficacité de ,918 en 66 rencontres.