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C'était trop demander aux Sharks

Hier soir à St. Louis, le défi des Sharks de San Jose était assez énorme: gagner le sixième match de cette finale de l'Association de l'Ouest sur la route... mais aussi sans deux de leurs cinq meilleurs marqueurs et, qui plus est, sans Erik Karlsson.

Oui, le défi était énorme, mais il était aussi un peu grand pour eux. Un peu trop grand, sans doute.

Alors non, les Sharks ne deviendront pas les Capitals de Washington de 2019, ce club que l'on attend depuis trop longtemps et qui finit, enfin, par aller jusqu'au bout.

Les Blues se sont chargés de mettre fin à ce scénario improbable avec une victoire de 5-1 hier, un triomphe qui leur permet de passer à leur première finale de la Coupe Stanley depuis 1970, là où ils affronteront la même équipe, les Bruins de Boston, mais avec des joueurs différents, on l'aura deviné.

Les Blues, derniers au classement général de la LNH en date du 2 janvier, ne l'ont pas volé. Ils ont été les meilleurs dans presque tous les aspects du jeu. L'attaquant Vladimir Tarasenko a réussi au moins un point à chacun des matchs de la série, et les Blues ont su conserver leur calme après le jeu controversé de la passe avec la main, qui avait mené à une défaite lors du troisième match.

D'ailleurs, depuis cette célèbre passe de la main, les Blues ont outrageusement dominé leurs adversaires lors des trois matchs suivants, avec un avantage de 12-2 au total des buts. De quoi avoir le goût, en effet, d'écouter Gloria de la regrettée Laura Branigan à plein volume.

Les Sharks, qui avaient déjà du mal à suivre, ont débarqué à St. Louis pour ce sixième match sans Karlsson et sans Tomas Hertl. Joe Pavelski, frappé solidement lors du match précédent, n'a pas été en mesure lui non plus d'enfiler son équipement.

On sait bien que les blessures font partie du jeu, et on sait bien aussi que toutes les équipes doivent savoir composer avec ça. N'empêche que sans ces trois joueurs-là, les chances des visiteurs hier soir étaient passablement minces, pour ne pas dire pratiquement nulles. C'était trop leur demander.

On peut maintenant imaginer que les Requins viennent de rater leur dernière chance avant longtemps. Et avant une réinitialisation qui s'annonce nécessaire.

En terminant, une petite pensée, tout le monde, pour Joe Thornton. À bientôt 40 ans, l'attaquant des Sharks est sans contrat en vue de la prochaine saison, et après 22 ans de hockey dans la Ligue nationale, l'heure de la retraite a peut-être sonné pour ce fier vétéran.

S'il ne revient pas, Thornton viendra grossir les rangs de ces très grands joueurs qui ont marqué leur époque... mais n'ont jamais été capables de soulever la Coupe Stanley.

C'est injuste. Mais le hockey, comme la vie en général, peut l'être parfois.

Finale de la Coupe Stanley

  • Lundi 27 mai, 20h, à Boston
  • Mercredi 29 mai, 20h, à Boston
  • Samedi 1er juin, 20h, à St. Louis
  • Lundi 3 juin, 20h, à St. Louis
  • Jeudi 6 juin, 20h, à Boston *
  • Dimanche 9 juin, 20h, à St. Louis *
  • Mercredi 12 juin, 20h, à Boston *
* Si nécessaire




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