(Saint-Louis) Les partisans des Blues de St. Louis ont patienté pendant 49 ans, mais le moment est finalement arrivé.

La Presse canadienne

Jordan Binnington a repoussé 25 rondelles et les Blues ont défait les Sharks de San Jose 5-1, mardi soir, pour accéder à la finale de la Coupe Stanley pour une première fois depuis 1970.

Binnington, qui a fait basculer la saison des Blues à partir du mois de janvier, a montré beaucoup de caractère après avoir alloué cinq buts lors du troisième affrontement contre les Sharks. Il n’a donné que deux buts lors des trois parties suivantes. Le gardien recrue a signé une 12e victoire au cours des présentes séries, ce qui constitue un record d’équipe.

« C’est excitant et c’est un soulagement, a affirmé Binnington. Nous avons mis tant d’efforts. Dans les dernières minutes, l’aréna était tellement bruyant. C’était un moment spécial. »

Grâce à cette victoire en six parties lors de la finale de l’Association Ouest, les Blues rejoignent les Bruins de Boston, qui ont pour leur part balayé les Hurricanes de la Caroline lors de la finale de l’Est.

Les Bruins étaient d’ailleurs les adversaires des Blues lors de la dernière visite de la formation de St. Louis en finale de la LNH et ils avaient gagné la série 4-0, mettant la main sur la coupe Stanley grâce à un but iconique en prolongation du légendaire défenseur Bobby Orr.

Le premier match de la finale aura lieu lundi soir, au TD Garden de Boston.

David Perron, Vladimir Tarasenko, Brayden Schenn, Tyler Bozak et Ivan Barbashev ont enfilé l’aiguille pour les Blues, qui tenteront de soulever la première coupe Stanley depuis leur arrivée dans la LNH, en 1967. Ryan O’Reilly a préparé trois buts des siens.

« Nous avons toujours cru que nous pouvions atteindre cet objectif, a insisté Tarasenko. Ça reste malgré tout un sentiment incroyable. »

Dylan Gambrell, qui disputait seulement son deuxième match des séries, a été l’unique buteur des Sharks, qui devaient se débrouiller sans les services des attaquants Joe Pavelski et Tomas Hertl ainsi que le défenseur Erik Karlsson.

Après avoir connu une bonne série contre l’Avalanche du Colorado, en deuxième ronde, Martin Jones n’a pas eu la même étoffe contre les Blues. Lors du sixième match, il a cédé quatre fois en 18 tirs.

« Je crois que les deux équipes les plus dures et les plus lourdes sont en finale, a admis l’entraîneur-chef des Sharks, Peter DeBoer. Il n’y avait pratiquement pas d’espace sur la glace et Binnington a effectué quelques bons arrêts. »

Les Blues n’ont pas mis de temps avant de mettre de la pression sur les Sharks.

Alors qu’il n’y avait que 92 secondes d’écoulées dans la rencontre, Perron a fait dévier un tir de Samuel Blais, procurant une avance de 1-0 à l’équipe locale. Pendant un avantage numérique, Tarasenko a doublé l’avance des siens grâce à un tir des poignets vif et précis.

Tarasenko a inscrit son huitième but des séries seulement sept secondes après que Barclay Goodrow eut été envoyé au cachot. Le Russe a amassé au moins un point lors de chaque match de cette série contre les Sharks.

Gambrell a redonné vie aux Sharks en deuxième période. Il a accepté une longue passe de Joonas Donskoi et il s’est échappé avant de déjouer Binnington. Ce but est survenu quelques secondes après que Jones eut fermé la porte à Patrick Maroon.

La troupe de Craig Berube a cependant profité d’une autre supériorité numérique pour se redonner une avance de deux buts. Schenn a sauté sur un retour de lancer d’Alex Pietrangelo pour marquer un premier but en 14 parties.

Bozak en a rajouté à 13 : 05 du dernier tiers et Barbashev a sonné le glas des Sharks lorsqu’il a envoyé la rondelle dans un filet désert.

« Nous avons toujours eu le talent, mais nous trouvions des façons de perdre les matchs, a mentionné le directeur général et président des opérations hockey des Blues, Doug Armstrong. Les joueurs ont su renverser la vapeur et ils n’ont pas arrêté depuis. »

Berube a donné du crédit à son équipe pour avoir travaillé avec ardeur malgré un changement d’entraîneur-chef et quelques mois de jeu peu convaincant.

« Nous tentions de revenir dans le droit chemin, a indiqué Berube. Lorsque nous avons trouvé notre rythme, en janvier et février, nous savions que notre équipe était bonne. Lorsque tu entres en séries, tout peut arriver. »

Le défenseur des Blues Colton Parayko a ajouté qu’il s’agissait seulement d’une question de confiance.

« Nous avons accepté la situation et nous avons découvert à quel point nous pouvions être bons, a-t-il exprimé. C’est un groupe tissé serré, mais l’adversité nous a fait travailler encore plus fort l’un pour l’autre. »