Le maire d'Ottawa Jim Watson a exprimé sa déception à la suite de la déclaration du propriétaire des Sénateurs Eugene Melnyk, qui considère que le projet de construction d'un nouvel amphithéâtre au centre-ville est maintenant incertain.

LA PRESSE CANADIENNE

La Commission de la capitale nationale (CCN) a annoncé plus tôt mercredi qu'aucun terrain d'entente n'avait pu être trouvé en médiation à propos des plaines LeBreton, et Watson a déclaré que Melnyk n'avait pas aidé sa cause en émettant certains commentaires.

« J'ai dit plus tôt aujourd'hui que l'un des irritants dans ce partenariat avec Eugene Melnyk, c'est le fait que pendant la Classique hivernale de la LNH [un match présenté au TD Place d'Ottawa en 2017], ou juste avant ça, il avait exprimé la possibilité de ne pas concrétiser ce projet au centre-ville », a expliqué Watson, qui est un membre sans droit de vote de la CCN.

« J'ai été estomaqué de ses déclarations à l'époque, a-t-il ajouté. J'ai dit :'Attends une minute. Tu mets beaucoup de temps, d'efforts et d'argent dans ce projet, mais tu déclares publiquement, sans hésitation,'Eh bien, je ne suis pas intéressé à déménager au centre-ville'.

« Tout ce processus a été enclenché parce que tu voulais construire un amphithéâtre au centre-ville, parce que les accès sont limités à Kanata [le domicile actuel des Sénateurs, le Centre Canadian Tire]. Tu as besoin de multiples points d'accès et d'un réseau de transport en commun qui s'y rend, afin que ton amphithéâtre connaisse le même succès qu'ailleurs dans les centres-ville d'Amérique du Nord. »

Plus tôt mercredi, le juge Warren Winkler, le médiateur retenu par le groupe RendezVous LeBreton, a avisé la CCN que les deux parties ont été incapables d'en venir à une entente. La CCN a statué que la date butoir pour un règlement était jeudi.

Le conseil d'administration de la CCN révisera les derniers développements dans ce dossier par téléconférence, jeudi. La compagnie de la Couronne, qui détient les terrains visés, a ajouté qu'une réunion aurait lieu le 7 mars pour finaliser le développement futur des plaines LeBreton.

Winkler a supervisé la médiation entre les partenaires du RendezVous LeBreton : le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, le fondateur de Trinity Development Group, John Ruddy, ainsi que le président de GBA, Graham Bird.

La société de Melnyk, Capital Sports Management, a intenté une poursuite 700 millions contre Rubby et Bird en novembre. Ruddy - qui est fait également partie du groupe de propriétaires du Rouge et Noir d'Ottawa de la LCF, du Fury d'Ottawa de la USL, ainsi que des 67's d'Ottawa - a répondu en déposant une poursuite de 1 milliard.

Bird, en réponse à la poursuite intentée par Melnyk, avait convaincu les trois parties de passer par la médiation en janvier.

Les Sénateurs jouent présentement au Centre Canadian Tire de Kanata, en banlieue d'Ottawa.

La franchise de la LNH a fait les manchettes pour toutes sortes de mauvaises raisons - en lien avec ses performances ou non - depuis qu'elle est passée à un but de se qualifier pour la finale de la Coupe Stanley, en 2017. L'équipe occupe la dernière place du classement général de la LNH et elle a échangé ses meilleurs attaquants - Mark Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel - pour de plus jeunes joueurs et des choix au repêchage avant la date limite des transactions.

Les Sénateurs ont aussi échangé leur premier choix au repêchage de juin prochain, qui devrait être très élevé compte tenu des performances du club, quand ils ont fait l'acquisition de Duchene l'an dernier.

L'équipe est présentement sur une séquence de cinq défaites.

« Nous avons considéré la médiation comme étant notre meilleure opportunité afin d'aborder et résoudre ces problèmes. Nous avons participé au processus jusqu'à la fin, a indiqué Melnyk par communiqué. Nous sommes dévastés que notre rêve a été brisé. Cependant, nous ne laisserons pas notre vision mourir, ni que notre enthousiasme soit amoindri par cette expérience malheureuse.

« Plus que jamais, nous sommes déterminés et engagés à explorer d'autres alternatives dans des emplacements centraux pouvant accueillir un lieu de rassemblement de calibre international. Nous sommes ici pour le long terme et nous voulons un lieu de calibre international où les Ottaviens pourront vivre et travailler, jouer et profiter du meilleur de ce que la ville a à offrir. Les gens d'Ottawa méritent cela. »