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Maple Leafs-Canadiens: bonnes et très bonnes équipes

Carey Price (31) a cédé à quatre reprises... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Carey Price (31) a cédé à quatre reprises devant les joueurs des Maple Leafs de Toronto, hier soir, dont une fois à mi-chemin en troisième période sur un tir de William Nylander.

Photo Bernard Brault, La Presse

On le disait jeudi, on le répétait samedi soir : le Canadien peut être pris au sérieux. Hier, malgré la défaite, les hommes de Claude Julien ont tenu tête aux Maple Leafs de Toronto pour la deuxième fois cette saison. Le pointage de 4-3 illustre bien l'allure de la soirée.

Mais s'il y a une occasion où on a vu la différence entre une bonne équipe et une très bonne équipe, c'est hier. Peu importe qui, du CH ou des Leafs, aurait marqué en prolongation, le constat aurait été le même : la profondeur est une arme, or cette arme fait défaut au Canadien.

On a d'ailleurs demandé à Carey Price ce qui faisait des Leafs une équipe si dure à affronter. « Ils ont de la profondeur, a-t-il dit d'entrée de jeu. C'est une équipe bien équilibrée qui utilise sa vitesse. Et elle a beaucoup de talent à l'avant. »

Le talent à l'avant, ça ne se règle pas à la date limite des transactions. Le talent de pointe, entendons-nous. Les Leafs en ont parce qu'ils ont fini dans la cave pendant quelques saisons ; ça leur a donné Auston Matthews (1er au total) et Mitch Marner (4e). Ils en ont aussi parce qu'ils ont mis la main sur John Tavares l'été dernier.

Chez le Canadien, ce talent de pointe, ça pourrait être un jour Jesperi Kotkaniemi, justement repêché au troisième rang. Mais pas maintenant. Sinon, Jonathan Drouin - lui aussi repêché au troisième rang, par Tampa - en montre parfois des signes, mais il doit trouver la constance. Et il y a Carey Price, mais il ne peut pas marquer de buts malgré tout son talent.

En revanche, la profondeur, ça peut se régler plus rapidement. Et à entendre les propos de Claude Julien, qui, de plus en plus souvent, doit composer avec les imperfections de son quatrième trio, il semble que ce soit la prochaine tâche de Marc Bergevin. L'acquisition de Dale Weise est peut-être un premier pas en ce sens.

Regardons donc les indices des problèmes du quatrième trio du Canadien.

- D'abord, le plus évident : Nicolas Deslauriers, Michael Chaput et Matthew Peca ont terminé le match chacun à - 2. Ils étaient sur la patinoire pour les deux buts des Leafs marqués en moins de trois minutes en début de rencontre.

- Deslauriers a terminé la rencontre à 5 min 53 s de temps d'utilisation. Chaput et Peca, parce qu'ils sont aussi employés en désavantage numérique, ont joué respectivement pendant 7 min 53 s et 8 min 07 s.

- En troisième période, cette unité n'a effectué que deux présences. Sur la deuxième, Frédérik Gauthier a obtenu une chance de marquer. Quand on sait l'énergie que les joueurs de Julien doivent déployer, on devine qu'il aimerait nettement plus jouer à quatre trios.

« Ce n'est pas les montrer du doigt. Il y a cinq gars sur la glace et il y en a d'autres qui auraient pu aider sur ces buts-là », a dit Julien, quand il a été interrogé sur son quatrième trio. Shea Weber, par exemple, n'a pas bien paru sur le premier but, perdant une rondelle contre Zach Hyman.

Mais quand une unité passe autant de temps dans son territoire, ces erreurs, revirements et pertes de rondelle sont automatiquement plus susceptibles de coûter un but que s'ils surviennent en zone adverse.

« Leur quatrième trio a été meilleur que le nôtre, il ne faut pas se le cacher, et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai coupé le banc. »

- Claude Julien

Parlons-en, du quatrième trio des Leafs. Andreas Johnsson a connu du succès dans la Ligue américaine et est maintenant productif dans la LNH, avec 28 points cette saison. Par Lindholm a connu une belle carrière en première ligue suédoise et possède des outils intéressants, même s'il n'a que 12 points. Gauthier est un géant de 23 ans, défensivement excellent, ancien choix de premier tour. Ils ont joué 13, 11 et 8 minutes hier, dans l'ordre.

À l'inverse, Julien doit composer avec Chaput, Peca ou Kenny Agostino, des joueurs qui n'ont toujours pas réussi à s'établir à temps plein dans la LNH. Il y a aussi Deslauriers, dont on connaît les limites de son potentiel, et Charles Hudon, en mal de confiance en soi.

Avec une formation en pleine santé, Julien aurait le loisir d'employer Andrew Shaw ou Paul Byron au sein de ce quatrième trio. Mais la santé au hockey, ça arrive très, très rarement.

Le Canadien forme une bonne équipe. Trois points sur quatre, contre Toronto et Winnipeg, c'est le signe d'une bonne équipe.

Bergevin peut très bien laisser aller cette bonne équipe au bout de ses limites. Si on se fie à la rencontre d'hier, le Canadien serait compétitif lors d'une série quatre de sept contre les Leafs. Mais si le prix est raisonnable, il sera tentant pour lui de donner un peu d'aide à son entraîneur.




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