Ça a fait six ans jour pour jour hier. Alex Galchenyuk faisait exploser de joie le Centre Bell en marquant son premier but dans la Ligue nationale. Cinq jours plus tard, Galchenyuk servait une passe parfaite à Brendan Gallagher, qui allait lui aussi marquer son premier but. Les deux recrues s'amusaient, avec leur vétéran compagnon de trio Brandon Prust.

Mis à jour le 23 janv. 2019
GUILLAUME LEFRANÇOIS LA PRESSE

C'était le début d'une carrière marquée de hauts et de bas. Mais pour son retour à Montréal, ce soir, Galchenyuk a préféré se concentrer sur les bons moments qu'il a vécus au Centre Bell.

«Mon premier but, les buts en prolongation, les victoires, les séries. La liste est longue. Il y a tellement eu de bons matchs et de bons souvenirs dans cet édifice, a raconté Galchenyuk, rencontré ce midi.

«La foule est toujours passionnée, les partisans ont toujours été bons pour moi. Je ne sais pas à quoi m'attendre, mais il y aura beaucoup d'émotion. [...] Montréal aura toujours une place spéciale dans mon coeur», a-t-il ajouté.

Galchenyuk a joué 418 matchs dans l'uniforme du Canadien, marquant 108 buts et amassant 255 points. Cette passion de la foule, il l'a connue, pour le meilleur... et pour le pire !

«Je ne retiens que du positif, j'ai eu du plaisir ici, surtout quand on gagnait. Je vais toujours me souvenir... On avait commencé une saison avec 10 victoires et une défaite ou quelque chose comme ça. On revient à domicile. On ne marque pas à nos deux premiers avantages numériques, on ne tire pas, et on se fait huer ! Je n'oublierai jamais ça. Ça montre bien à quel point cette foule est passionnée.»

Nouveau départ

Galchenyuk est demeuré prudent au sujet de la transaction qui l'a envoyé en Arizona. Même s'il devenait clair qu'un changement d'air était nécessaire, mais il n'a pas voulu en dire plus quand il a été questionné sur la transaction.

«Je suis heureux en Arizona. C'est un nouveau départ, on est une jeune équipe, on joue bien dernièrement et on crée du momentum dans la course aux séries. On doit continuer.»

Galchenyuk a plus ou moins profité de son nouveau départ jusqu'ici, avec une récolte de huit buts et 17 passes pour 25 points en 39 matchs, avec un différentiel de -12. Il ne s'est toutefois pas établi au centre.

En revanche, il évolue au sein d'une équipe qui surprend les observateurs depuis quelques semaines. Les Coyotes ont remporté six de leurs huit derniers matchs, si bien qu'ils ne sont plus qu'à deux points d'une place en séries dans une Association de l'Ouest plus faible qu'anticipé.

Déjà embêtés par les blessures, les Coyotes ont toutefois un souci de plus : le défenseur Oliver Ekman-Larsson, quart-arrière de l'équipe, s'est blessé à un genou hier à Ottawa et ne sera pas en uniforme ce soir.

Contre Kotkaniemi

Les Coyotes avaient congé d'entraînement ce matin, après être arrivés d'Ottawa en autobus tard hier soir. C'est donc dans une petite pièce d'un hôtel du centre-ville qu'il a rencontré les médias.

Pour l'occasion, on a dénombré cinq caméras de télévision, trois journalistes de l'Arizona, et une douzaine de Montréal. De quoi lui rappeler le contraste avec l'anonymat dans lequel jouent les Coyotes à Glendale.

«Ce n'est pas que ça me manque. C'est évidemment différent. Mais je suis content de vous parler ici aujourd'hui. Je m'ennuyais peut-être un peu !», a-t-il lancé, visiblement de meilleure humeur que lors du passage du Tricolore en Arizona, quand il avait refusé de rencontrer les médias deux jours avant le match.

«Mais 200 jours par année comme ça, ça ne me manque peut-être pas !»

Le Canadien compte actuellement dans ses rangs Jesperi Kotkaniemi, repêché comme Galchenyuk au 3e rang par le CH. Le jeune Finlandais vit actuellement la même lune de miel que Galchenyuk à l'époque. Il est adulé par les partisans et est généralement épargné par la critique, principalement parce qu'il serait théoriquement d'âge junior pour les deux prochaines saisons !

Un collègue a demandé à Galchenyuk s'il avait des conseils pour Kotkaniemi.

«Amuse-toi, reste toi-même, joue à ta façon et ne lis pas ce qui s'écrit sur toi. Je me souviens de ce que [Tomas] Plekanec m'a dit : tu n'es jamais aussi bon ou aussi mauvais que ce que les médias disent. Je pense qu'il y avait une part de vérité là-dedans.

«Quand les choses ne vont pas à ton goût, pour toi ou pour l'équipe, continue, ne lâche pas. Parfois, ici, quand ça va mal, c'est facile de le voir, c'est partout à la télévision, dans les journaux. Tu dois essayer de bloquer ça.»