Quel entraîneur sera cette saison sur un siège éjectable ? Quel joueur sera sous pression ? Quelle sera l’équipe cendrillon ? Nos journalistes experts font leurs prédictions.

Mathias Brunet
Mathias Brunet La Presse
Richard Labbé
Richard Labbé La Presse
Guillaume Lefrançois
Guillaume Lefrançois La Presse
Alexandre Pratt
Alexandre Pratt La Presse
Jean-François Tremblay
Jean-François Tremblay La Presse

L’entraîneur sur un siège éjectable

Bruce Boudreau, Wild du Minnesota (Mathias Brunet)

Boudreau n’est pas l’homme du nouveau DG Bill Guerin et il n’a pas les chevaux pour gagner.

Paul Maurice, Jets de Winnipeg (Richard Labbé)

Il y a des attentes à Winnipeg et les Jets font partie de ces équipes qui doivent gagner maintenant. Le temps presse… et il presse surtout pour Paul Maurice, qui ne peut se permettre un mauvais début de saison.

Paul Maurice, Jets de Winnipeg (Guillame Lefrançois)

Les Jets viennent de conclure une saison décevante et il y a eu beaucoup d’agitation cet été. Bruce Boudreau a aussi intérêt à se tenir sur ses gardes au Minnesota.

Travis Green, Canucks de Vancouver (Alexandre Pratt)

Malgré une cohorte de jeunes étoiles, son club fait du surplace. Il a raté les séries par 9 et 22 points lors des deux dernières saisons.

Bruce Boudreau, Wild du Minnesota (Jean-François Tremblay)

Un entraîneur d’une autre époque, nommé par l’ancienne administration, à la tête d’une équipe qui ne s’est pas vraiment améliorée. La tempête parfaite.

Le joueur sous pression

PHOTO JASEN VINLOVE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Mitchell Marner des Maple Leafs de Toronto

Sergei Bobrovsky, Panthers de la Floride (Mathias Brunet)

Le nouveau gardien des Panthers vient de recevoir 70 millions, et il n’aura pas une défense aussi solide qu’à Columbus.

John Tavares, Maple Leafs de Toronto (Richard Labbé)

Les Maple Leafs lui ont offert un camion de fric pour une raison assez précise : ramener le gros trophée à Toronto. S’il fallait que le club trébuche, le héros local pourrait rapidement être la cible des huées torontoises…

Evgeni Malkin, Penguins de Pittsburgh (Guillame Lefrançois)

Il a 33 ans, vient de subir une importante baisse de régime, avec trois autres années à écouler à son contrat, au sein de Penguins vieillissants. Ça pourrait chauffer.

Mitchell Marner, Maple Leafs de Toronto (Alexandre Pratt)

Plus le contrat est gros, plus la pression est élevée. Surtout à Toronto. Les attentes des partisans risquent d’être démesurées.

Mitchell Marner, Maple Leafs de Toronto (Jean-François Tremblay)

Il est passé à la banque après des négociations houleuses qui se sont réglées à coups de révélations publiques. Les partisans torontois n’ont pas apprécié. Il a intérêt à marquer des buts.

Le meilleur coup parmi les joueurs autonomes

PHOTO BILL KOSTROUN, ARCHIVES AP

Artemi Panarin des Rangers de New York

Kevin Shattenkirk, Lightning de Tampa Bay (Mathias Brunet)

Julien Brisebois l’a obtenu pour 1,75 million, sur un an seulement. C’est moins que Brett Kulak. Pas mal pour un défenseur capable d’amasser une quarantaine de points par année.

Artemi Panarin, Rangers de New York (Richard Labbé)

Bien sûr qu’il a coûté cher — 81,5 millions de dollars pour sept ans —, mais c’est le prix à payer pour un type qui a atteint la barre des 80 points à ses deux dernières saisons. Et soudainement, les Rangers sont à prendre au sérieux

Artemi Panarin, Rangers de New York (Guillame Lefrançois)

Entendons-nous : on ne parle pas ici de rapport qualité/prix. À 11,6 millions, la facture est salée. Mais Panarin a 27 ans, il obtient ses 80 points par année et rend ses coéquipiers meilleurs.

Sergei Bobrovsky, Panthers de la Floride (Alexandre Pratt)

C’était la pièce manquante des Panthers pour faire partie des prétendants aux séries. Coup dur pour le Canadien, un compétiteur direct.

Sergei Bobrovsky, Panthers de la Floride (Jean-François Tremblay)

De tous les joueurs autonomes, il était le plus susceptible de transformer une équipe. Les Panthers ont gagné le gros lot, et ils sont allés chercher l’ingrédient qui leur manquait.

Le pire coup parmi les joueurs autonomes 

PHOTO ANDY CLAYTON-KING, ARCHIVES AP

Mats Zuccarello du Wild du Minnesota

Mats Zuccarello, Wild du Minnesota (Mathias Brunet)

L’ancien attaquant des Rangers a reçu 30 millions pour cinq ans du Wild du Minnesota. C’est énorme pour un attaquant de 32 ans qui a connu une seule saison de 60 points en carrière.

Sergei Bobrovsky, Panthers de la Floride (Richard Labbé)

Il a été bon, bien sûr, mais dans le hockey moderne, où l’accent est mis sur l’attaque, c’est de la pure folie que d’accorder un contrat de sept ans à un gardien de 31 ans, sans même parler des 70 millions de dollars qui vont avec ledit contrat.

Kevin Hayes, Flyers de Philadelphie (Guillame Lefrançois)

7,1 millions pour un joueur qui compte une seule saison de 50 points ? Pendant sept ans ? Dans le bouillant marché de Philadelphie, ça sent la catastrophe.

Mats Zuccarello, Wild du Minnesota (Alexandre Pratt)

Un bon joueur. Mais il a 32 ans. Une seule saison de 60 points. Le Wild a payé trop cher en lui offrant 30 millions pour 5 ans.

Mats Zuccarello, Wild du Minnesota (Jean-François Tremblay)

Cinq ans de contrat, à 6 millions par année, pour un petit joueur de 32 ans qui amorce un lent déclin. Le DG du Wild Paul Fenton a été congédié un mois plus tard, après une série de décisions douteuses.

L’équipe la plus surévaluée 

PHOTO CHRISTOPHER KATSAROV, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Les Maple Leafs de Toronto

Les Maple Leafs de Toronto (Mathias Brunet)

Leur défense est en reconstruction et les contrats monstrueux accordés à leurs vedettes causeront la bisbille.

Les Maple Leafs de Toronto (Richard Labbé)

Il y a du talent offensif au mètre carré dans les couloirs du Scotiabank Arena, mais il y a aussi des trous dans cette supposée formation de rêve. Et puis, peut-on également affirmer que l’entraîneur Mike Babcock est lui aussi surévalué ?

Les Penguins de Pittsburgh (Guillame Lefrançois)

Ils bénéficient d’un préjugé favorable parce qu’ils ont trouvé une façon de participer aux séries lors des 13 dernières saisons. La séquence est menacée cette saison.

Les Jets de Winnipeg (Alexandre Pratt)

Des maisons de paris sportifs les placent au 8e rang de la LNH. Pourtant, l’équipe vient de perdre cinq « réguliers » (Trouba, Chiarot, Myers, Hayes, Tanev). Régression à prévoir.

Les Penguins de Pittsburgh (Jean-François Tremblay)

Ce ne sera pas non plus un désastre, mais ils ne seront plus la valeur sûre qu’ils étaient pour accéder aux séries. Les leaders vieillissent et la relève est plusieurs coches en dessous.

L’équipe cendrillon 

PHOTO JAY LAPRETE, ARCHIVES AP

Les Devils du New Jersey

Les Flyers de Philadelphie (Mathias Brunet)

Alain Vigneault et Michel Therrien redresseront cette équipe bien équilibrée entre expérience et jeunesse. Les Flyers seront les Blues de 2020.

Les Devils du New Jersey (Richard Labbé)

Cette équipe a conclu la dernière saison à l’avant-dernier rang du classement dans l’Est, mais il y a eu quelques bonnes embauches depuis (dont un certain P.K. Subban), et il est aussi permis de prévoir un retour en force du gardien Cory Schneider. 

Les Devils du New Jersey (Guillame Lefrançois)

La saison dernière, seuls les loufoques Sénateurs ont terminé derrière eux dans l’Est. Ils vont rebondir ; reste à voir si ce sera suffisant pour accéder aux séries.

Les Oilers d’Edmonton (Alexandre Pratt)

Une seule participation aux séries dans les 13 dernières saisons. Ils sont dus pour y retourner.

Les Sabres de Buffalo (Jean-François Tremblay)

Le DG Jason Botterill n’a pas pris l’été de congé et ses nombreuses décisions changeront le visage de l’équipe. Le nouvel entraîneur Ralph Krueger réussira à souder les troupes. Les partisans de Buffalo ont assez attendu.