Erik Karlsson souhaiterait recevoir une offre des Sénateurs d’Ottawa ou du Canadien de Montréal.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

La bombe a été lancée ce matin par le quotidien Ottawa Sun. La décision serait motivée par le désir de sa femme, Melinda, de se rapprocher de sa famille, puisqu’elle est originaire d’Ottawa.

La veille, le site danslescoulisses.com (DLC) a été le premier à mettre la puce à l’oreille du monde du hockey. DLC avait été plus loin en affirmant que les Sénateurs n’étaient pas intéressés à le ramener dans leur giron.

Le divorce entre Karlsson et les Sénateurs n’a pas été sans heurts. Le défenseur suédois a appris assez tôt que l’organisation n’allait pas ouvrir son coffre-fort pour le retenir, il y a un an.

Dans les circonstances, il serait étonnant qu’Ottawa fasse appel à ses services puisque leur processus de reconstruction est encore plus avancé aujourd’hui.

L’auteur de l’article, Don Brennan, cite une source confidentielle proche du dossier. Quelques jours plus tôt, Elliotte Friedman, de Sportsnet, rapportait un scénario différent: Karlsson songerait encore à l’éventualité de demeurer avec les Sharks de San Jose.

Brennan a affirmé ce matin sur les ondes de TSN Ottawa que ce scénario n’était déjà plus plausible. Le message de Karlsson sur Twitter à l’intention des fans des Sharks, la semaine dernière, tend à lui donner raison.

Mais New York, comme Detroit, ne sont pas situés très loin d’Ottawa non plus. À peine une heure de vol, contre quelques heures de route pour Montréal.

Et si Karlsson cognait effectivement à la porte du Canadien? Difficile d’ignorer l’intérêt d’un défenseur de cette trempe. En santé, Karlsson, 29 ans depuis une semaine, est le meilleur défenseur offensif de la LNH.

Avant de se blesser, en janvier, Karlsson avait amassé 27 points à ses 18 matchs précédents à San Jose. Pour un club dont le rendement en supériorité numérique est l’un des pires de la Ligue nationale, l’arrivée de Karlsson serait hautement bénéfique.

Il y a évidemment certains obstacles. L’équilibre salarial en est un. Karlsson n’acceptera sans doute jamais un salaire inférieur à 11 millions par année. Du côté droit de la défense, Shea Weber touche 7,8 millions et Jeff Petry 5,5 millions. Karlsson est droitier lui aussi.

Marc Bergevin ne déracinerait jamais son capitaine, mais Petry pourrait sans doute trouver preneur assez facilement et même rapporter un actif intéressant pour le CH. L’équipe serait évidemment nettement supérieure avec Karlsson que Petry.

Karlsson a joué occasionnellement à gauche à cinq contre cinq avec les Sharks. Mais il serait périlleux d’investir autant d’argent dans un joueur pour ensuite le placer dans une position inhabituelle, même s’il comblerait un vide énorme du côté gauche et permettrait sans doute au Canadien de garder Petry. Peut-il faire pire que Brett Kulak?

Les blessures subies par Karlsson ces dernières années feront réfléchir les équipes, et le Canadien aussi. Le Suédois a disputé 53 matchs cet hiver et 71 la saison précédente avec les Sénateurs. Aux dernières nouvelles, il croyait pouvoir éviter une intervention chirurgicale pour corriger ses problèmes à l’aine.

Mais le Canadien et Marc Bergevin auront de la pression l’hiver prochain. On trouvait l’équipe jeune et fort sympathique l’an dernier, mais il faudra participer aux séries cette fois. Les deux piliers, Shea Weber et Carey Price, avancent en âge. Weber aura 34 ans en août, Price 32 ans deux jours plus tard.

On ne peut laisser passer une telle occasion quand elle arrive… si elle arrive.

À LIRE

La saga de la vente des Alouettes de Montréal se poursuit. Un seul groupe d'acheteurs serait désormais dans la course. Miguel Bujold nous rapporte les derniers développements dans ce dossier.