(Buffalo) Ralph Krueger a fait une tournée des bars à Buffalo, regardant une période de hockey des séries à chaque endroit et parlant avec des partisans des Sabres.

Stephen Whyno et John Wawrow
Associated Press

Il avait déjà décidé d’effectuer un retour dans la LNH et son expérience a solidifié son désir d’effectuer ce retour à Buffalo.

«Je suis resté proche du hockey, a dit Krueger mercredi, lors d’une conférence téléphonique après qu’il eut été nommé entraîneur-chef des Sabres. Toutes les relations développées au fil des ans sont encore fraîches. J’ai gardé contact avec de nombreux entraîneurs au cours des années.

«Il a toujours été important pour moi de regarder des matchs et de suivre l’évolution de la ligue.»

Âgé de 59 ans, Krueger a passé les cinq dernières années comme président du club Southampton FC, dans la Premier League anglaise. Le natif du Manitoba, qui a joué au hockey et été entraîneur en Europe, avait eu des discussions avec le directeur général des Sabres, Jason Botterill, il y a deux ans. Il n’était pas encore prêt à quitter Southampton.

Cette fois, le moment était bon pour Krueger. Sa seule autre expérience comme entraîneur-chef dans la LNH a eu lieu en 2013, quand il a dirigé les Oilers d’Edmonton pendant une campagne écourtée par un lock-out. Congédié via Skype, Krueger n’en veut pas aux Oilers, mais il croit que les Sabres sont beaucoup plus près d’un retour parmi l’élite de la LNH que l’étaient les Oilers à l’époque.

«Ce groupe-ci est prêt à prétendre aux grands honneurs et rivaliser avec quiconque soir après soir, a affirmé Krueger. Je suis confiant de nous voir devenir ce genre d’équipe très rapidement.»

Même si son expérience comme entraîneur-chef dans la LNH se limite à 48 rencontres, Krueger a un bagage intéressant sur la scène internationale. Il a dirigé l’équipe suisse pendant plus d’une décennie, l’aidant à participer aux Olympiques en 2002, 2006 et 2010, en plus de guider Équipe Europe vers l’argent à la Coupe du monde de 2016. Krueger était aussi conseiller de Mike Babcock quand le Canada a gagné l’or olympique en 2014.

«Ce sont des environnements où la pression est importante et où vous devez être capables de faire des ajustements, capables de prendre rapidement des décisions et il a eu du succès dans ces situations», a dit Botterill lors d’une conférence de presse à Buffalo.

Botterill avait affirmé vouloir dénicher un entraîneur d’expérience après avoir congédié Phil Housley, qui en était à son premier emploi d’entraîneur-chef. Botterill a finalement avoué avoir étudié autant les candidatures d’entraîneurs de la nouvelle génération que de vétérans.

Il a fini par choisir Krueger, qui est respecté dans le monde du hockey pour ses connaissances tactiques et son talent de communicateur avec les joueurs.

Krueger, qui était toujours en Europe, devait rencontrer le capitaine des Sabres, Jack Eichel, et l’attaquant Sam Reinhart la semaine prochaine au Championnat du monde, en Slovaquie.

«Ralph est un excellent communicateur et il est reconnu comme un bon meneur, a dit Botterill. Son passé indique qu’il a les outils pour interagir avec les joueurs et tirer le maximum d’un groupe.»

Les Sabres ont terminé au 13e rang de l’Association de l’Est la saison dernière. Ils ont gagné seulement 16 de leurs 57 derniers matchs.