Le hockeyeur Jonathan Diaby s’en prend à ses détracteurs dans un vidéoclip diffusé sur les réseaux sociaux.

Alexandre Pratt Alexandre Pratt
La Presse

Intitulée Je suis Diaby, la chanson évoque les incidents racistes dont l’athlète et sa famille ont été victimes lors d’un match de la Ligue nord-américaine de hockey disputé à Saint-Jérôme, cet hiver. Jonathan Diaby s’était fait insulter par des partisans en raison de la couleur de sa peau. Plusieurs membres de sa famille présents dans les gradins avaient aussi reçu des menaces. Le hockeyeur avait quitté l’aréna pendant la rencontre.

Le message de la chanson s’adresse directement aux hooligans qui l’ont invectivé. « Dumb and Dumber, keep your ass out of the f* * *rink », lance-t-il, avant d’ajouter qu’il est trop tard pour accepter des excuses.

Dans l’une des scènes du vidéoclip, Jonathan Diaby porte son chandail des Marquis de Jonquière et met un doigt sur la bouche d’un harceleur qui porte un chandail noir et rouge, les couleurs de l’équipe de Saint-Jérôme, les Pétroliers du Nord. Le hockeyeur dénonce aussi les attaques envers ses proches et, de façon générale, l’attitude de certains fans. « L’intolérance des différences est la sa seule ignorance », chante-t-il en anglais.

Jonathan Diaby, qui est aussi rappeur, a publié la chanson sous son nom d’artiste, Dolo.

Les Pétroliers du Nord expulsés

Par ailleurs, les Pétroliers du Nord sont maintenant sans domicile. La Régie intermunicipale de l’aréna de la Rivière-du-Nord a refusé que l’équipe poursuive ses activités dans son centre sportif l’hiver prochain. Le club l’a appris la semaine dernière.

Les dirigeants des Pétroliers du Nord s’étaient fait pointer du doigt en février pour leur gestion déficiente de la sécurité lors du match dans lequel Jonathan Diaby avait subi des insultes racistes.  

Le commissaire de la LNAH, Jean-François Laplante, souhaite que l’équipe reste dans la région de Saint-Jérôme. « Ce n’est pas terminé à Saint-Jérôme. J’ai confiance qu’il y aura du hockey sur la Rive-Nord en 2019-2020. Nous avons différentes options sur la table et un retour à Saint-Jérôme n’est pas exclu. Il s’agit toujours de notre plan A », a-t-il indiqué au site web SemiPro Magazine