(Denver) Gabriel Landeskog et les autres membres de l’Avalanche du Colorado continuaient de débattre à savoir si le patin du capitaine touchait à la ligne bleue ou non sur une séquence qui aurait permis à l’équipe de créer l’égalité lors du septième match de leur série.

Pat Graham
Associated Press

Cependant, une chose sur laquelle tout le monde s’entendait dans le camp de l’Avalanche est que l’avenir de l’équipe est prometteur.

L’Avalanche compte sur un noyau jeune et dynamique qui devrait faire de l’équipe une menace saison après saison. La troupe de l’entraîneur Jared Bednar s’est qualifiée pour les séries pour une deuxième saison d’affilée et a franchi le premier tour pour une première fois depuis 2008. Son parcours a toutefois pris fin à la suite d’un revers de 3-2 à San Jose lors des demi-finales de l’Association de l’Ouest.

« Plus le temps va passer, plus il sera facile de digérer la défaite et de remettre les choses en perspective, a dit Landeskog après le revers face aux Sharks. Je me répète, mais l’avenir de cette équipe est prometteur. »

Landeskog a accepté sa part de responsabilité sur l’un des tournants du match décisif, mercredi. L’Avalanche croyait avoir créé l’égalité à mi-chemin en deuxième période quand Nathan MacKinnon avait mis la table pour Colin Wilson. Toutefois, l’entraîneur-chef des Sharks, Peter DeBoer, a contesté avec succès le but. Les reprises ont démontré que Landeskog était toujours dans la zone des Sharks au moment de l’entrée par l’Avalanche, alors qu’il s’apprêtait à rentrer au banc.

« C’est une erreur bête, a dit Landeskog. Avec le recul, je me dis que j’aurais dû sauter beaucoup plus vite par-dessus la bande. »

L’Avalanche a connu une saison avec des hauts (à égalité en tête de l’Association de l’Ouest le 7 décembre) et des bas (une glissade de 5-15-6 en milieu de campagne) avant de briller dans le dernier droit.

Le 17 mars dernier, l’Avalanche accusait six points de retard sur le dernier rang donnant accès aux séries. L’équipe a ensuite conclu la campagne sur une séquence de 8-0-2 pour se faufiler en éliminatoires, avant de surprendre les Flames de Calgary, favoris dans l’Ouest, en cinq parties au premier tour.

« Nous avons prouvé qu’il y a une base sur laquelle nous pouvons construire, a noté Bednar. Les attentes seront plus élevées et nous devons réagir de la bonne manière. »

L’Avalanche détient le quatrième choix au total du prochain repêchage, gracieuseté des Sénateurs d’Ottawa lors de l’échange de novembre 2017 impliquant Matt Duchene. L’Avalanche a aussi obtenu des renforts en défensive au début du printemps, aidant à combler une des lacunes de l’équipe.

Le défenseur Cale Makar a rejoint l’équipe à temps pour le troisième match face aux Flames, après avoir terminé son stage dans la NCAA. Il a vite démontré l’étendue de son talent, amassant un but et cinq aides.

Makar, qui a été nommé joueur universitaire par excellence aux États-Unis, s’est entendu avec l’Avalanche le 14 avril et a enfilé son nouvel uniforme le lendemain, marquant le même soir son premier but dans la LNH.

Maintenant que la saison est terminée, il peut enfin reprendre un peu son souffle. L’Avalanche comptera sur Samuel Girard et lui pour patrouiller la ligne bleue l’automne prochain et appuyer Landeskog, MacKinnon et Mikko Rantanen.