Il y aura une compétition saine et intense cette saison dans la division Atlantique de la Ligue nationale, mais Jonathan Huberdeau en est convaincu: lui et ses collègues des Panthers de la Floride seront du tableau des séries éliminatoires au mois d'avril.

Mis à jour le 22 août 2018
Richard Labbé LA PRESSE

«On a raté les séries par un seul point la saison dernière, a commencé par expliquer l'attaquant québécois hier à Laval, au terme d'un entraînement en compagnie de plusieurs vétérans et espoirs du hockey. On a fini la saison dernière avec 96 points et, normalement, 96 points, c'est assez pour une place en séries. Il ne manquait pas grand-chose.»

Huberdeau est à la fois enthousiaste et optimiste, mais il y a peut-être un petit problème qui se profile à l'horizon: plusieurs équipes de la division Atlantique peuvent afficher ce mélange d'enthousiasme et d'optimisme à l'heure actuelle.

Ainsi, on peut présumer que les voisins floridiens des Panthers à Tampa Bay, les joueurs du Lightning, peuvent certes aborder la saison 2018-2019 avec le sourire. Comme les Bruins de Boston et les Maple Leafs de Toronto, sans doute déjà galvanisés par l'arrivée d'un certain surdoué du nom de John Tavares.

«C'est vrai, on joue à l'intérieur d'une bonne division, mais je pense qu'on fait partie des bonnes équipes de cette division, répond le joueur de 25 ans. Il faut seulement s'assurer de connaître un bon départ; c'est souvent les mauvais départs qui nous ont coulés par le passé, comme la saison dernière. Il faut aller chercher des points importants en début de saison.

«Honnêtement, je ne me suis pas trop attardé à ce que les autres équipes comme Toronto ont fait lors de la saison morte. On ne pense pas vraiment à ce que les autres ont fait, on se concentre sur ce que nous pouvons faire de notre côté. On n'a pas à se préoccuper de ce que les autres vont faire. Il faut s'assurer de jouer à notre plein potentiel, et avec les joueurs qu'on a, on peut y arriver.»

Fini les blagues

Huberdeau insiste pour le dire: le temps des blagues est terminé chez les Panthers, une équipe dont la direction a trop souvent erré dans une mer de décisions douteuses par le passé. L'image de ce pauvre Gerard Gallant fraîchement congédié, forcé de partir par ses propres moyens à bord d'un modeste taxi sur le bord d'une route mal éclairée, a rapidement fait le tour du petit monde du hockey...

Huberdeau admet qu'à ce chapitre, la saison 2016-2017 a été difficile sur tous les fronts.

«Les joueurs, notre travail, c'est de récolter des points... normalement, ces affaires-là, c'est pas des distractions. On est capables de passer par-dessus. Mais je dois le dire, cette saison-là, on voyait bien ce qui se passait dans les bureaux en haut. Il y avait beaucoup de mouvement. Encore là, ce genre de chose, tu veux pas t'en occuper, ton travail, c'est de jouer. Mais c'est certain que ce fut un peu difficile. On revenait d'une saison de 103 points... Là, c'est assez. Je pense qu'on est rendus là. C'est à nous de faire le travail.

«On a eu un long été, on est prêts. J'aimerais ça avoir la chance de pouvoir faire quelque chose en séries. Les séries, j'ai connu ça juste une fois en six saisons... Cette fois, on a l'équipe pour y arriver.»

Et puis si, enfin, ces Panthers jouent à leur plein potentiel, ce sera peut-être grâce à Huberdeau lui-même, qui revient d'une grosse saison de 69 points en 82 matchs, la meilleure de sa carrière.

Il croit être capable de faire encore mieux.

«C'est possible d'être meilleur chaque année, et j'arrive à la meilleure forme physique de ma carrière. Je veux continuer à progresser, et la saison dernière, c'est la première fois où j'ai pu jouer tous les matchs, sans avoir à composer avec une blessure. J'espère la même chose pour cette saison. Je veux contribuer et être un joueur dominant pour l'équipe.»

Photo Chris Young, archives La Presse canadienne

John Tavares, des Maple Leafs de Toronto