Le temps d'un tweet de quelques mots, Alex Galchenyuk a compris qu'il n'allait plus être membre du Canadien de Montréal la saison prochaine.

Mis à jour le 17 juin 2018
Richard Labbé LA PRESSE

« J'étais dans un avion en direction de l'Italie et j'ai appris la nouvelle en allant sur Twitter, a expliqué le jeune attaquant samedi en conférence téléphonique. C'est assez différent, c'est certain... et ça fait bien des émotions à gérer. Ce sera un nouveau départ. »

Il est assez hasardeux de tenter de comprendre ce qu'un joueur de hockey peut bien ressentir lors d'une conférence de presse téléphonique, où les bruits de fond et les interférences se mêlent aux paroles. Mais il est clair qu'Alex Galchenyuk n'est pas tombé en bas de sa chaise en apprenant la nouvelle de cette transaction survenue vendredi soir, qui va le forcer à se chercher une nouvelle adresse quelque part dans le désert de l'Arizona.

En outre, et cela ne saurait être sous-estimé dans toute cette affaire, ce n'est pas comme si le Canadien n'avait pas déjà tenté de l'échanger auparavant. Mais il s'agit là d'un scénario qu'il n'a pas cherché à provoquer, a-t-il juré.

« Je n'ai jamais exigé d'être échangé par le Canadien. »

- Alex Galchenyuk, quand on lui a demandé si ce nouveau départ ne relevait pas de lui

« J'aimais jouer à Montréal, a-t-il pris soin de préciser. Mais je me doutais que quelque chose pouvait se passer, surtout ces jours-ci, avec le repêchage qui approche. Et je suis enthousiaste à l'idée de partir pour l'Arizona et de jouer avec les Coyotes. »

ENFIN AU CENTRE !

Ce qui explique cet enthousiasme, entre autres choses, c'est un mot, un seul, qui résume très bien ses six saisons passées à Montréal : centre. Comme dans la position de joueur de centre, un aspect de son parcours qui a été maintes fois abordé, surtout au cours des dernières saisons.

Ce qu'il faut comprendre ici, c'est qu'à partir du moment, en septembre 2017, où la direction montréalaise a déclaré publiquement qu'à ses yeux, Alex Galchenyuk n'était pas un joueur de centre, le divorce allait être inévitable.

Car c'est à cette position que le joueur américain se voyait au Centre Bell.

« À la fin de la saison, j'ai demandé à Claude [Julien] d'avoir une chance de jouer au centre, mais ce n'est pas arrivé. »

- Alex Galchenyuk

« Je n'ai pas de regrets par rapport à mon passage à Montréal, j'ai eu de bons moments, j'y ai tissé des liens d'amitié pour la vie. C'est l'équipe qui m'a repêché. J'ai fait mes premiers pas dans la LNH avec cette équipe... », a-t-il ajouté.

À l'opposé, John Chayka, directeur général des Coyotes, a déjà fait savoir que son équipe allait fort probablement offrir à Galchenyuk une audition au poste de centre. C'est peut-être pourquoi on avait du mal à déceler une note de tristesse dans la voix de Galchenyuk hier après-midi, malgré la faible qualité du signal cellulaire. Voici un joueur qui ressemble à quelqu'un qui a hâte de passer à autre chose.

« C'est ce que je veux, et je suis très enthousiaste à l'idée de pouvoir jouer au centre, a ajouté celui qui avait été repêché avec le premier choix du Canadien en 2012. Au poste de centre, on a la rondelle sur sa palette plus souvent. »