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Le Canadien éprouve un problème de confiance, estime Bergevin

Marc Bergevin a fait abstraction du revers de... (PHOTO AP)

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Marc Bergevin a fait abstraction du revers de 6-1 aux mains des Capitals de Washington, «un match à jeter aux vidanges», a-t-il illustré.

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Montréal

Insistant sur le fait qu'il n'est pas satisfait du rendement de son équipe, Marc Bergevin estime que la malchance et un manque de confiance chez les joueurs sont au coeur des déboires qu'a connus le Canadien de Montréal depuis le début de la saison.

Répondant au barrage de questions sur un ton conciliant, le tout pendant une bonne vingtaine de minutes mercredi midi, le directeur général du Tricolore a rencontré les médias à une heure de préavis, après la prise de la photo d'équipe au Centre Bell, et quelque 48 heures après qu'il eut dit non à une requête des médias qui souhaitaient qu'il explique le pire départ de l'équipe depuis 1941-42.

Du coup, l'apparition inattendue de Bergevin a permis à l'entraîneur-chef Claude Julien de prendre congé des médias pour une rare fois.

En livrant une analyse des neuf premiers matchs du calendrier régulier, Bergevin a d'abord noté qu'une saison de hockey prend souvent des allures de balade en montagnes russes.

«Il faut mettre le tout en perspective. L'an dernier, si je me souviens bien, nous avons commencé avec une fiche de 12-1. En janvier, on a affiché un dossier de 4-11 ou 4-10 et on a fini à 15-3 ou 15-4. Souvent dans la Ligue nationale, il y a des hauts et des bas. C'est certain qu'on n'est pas satisfait et je n'essaie pas de dire que c'est correct.»

Par la suite, Bergevin s'est lancé dans une nomenclature de «moments de malchance» qui, à ses yeux, ont contribué à certaines défaites et à réduire le niveau de confiance des joueurs.

Au passage, il a fait abstraction du revers de 6-1 aux mains des Capitals de Washington, «un match à jeter aux vidanges», a-t-il illustré, et du périple dans l'ouest américain où, a-t-il fait remarquer, le Canadien n'a jamais bien joué depuis son arrivée en poste il y a cinq ans.

Il a entre autres fait allusion au match à New York, lors duquel les Rangers ont marqué le premier but grâce à une déviation sur le patin de Shea Weber. Puis à un but des Blackhawks de Chicago survenu alors que la rondelle, après une tentative de dégagement de Jordie Benn, a donné sur un juge de lignes avant de rebondir dans le territoire du Canadien. Et ensuite à un but des Ducks d'Anaheim, inscrit avec l'aide d'un bâton qui s'est fracassé en deux.

«Hier, c'est la même chose. On a un début chancelant et on se replace un peu. La Floride marque, on retombe et on n'est plus capable de faire une passe de dix pieds. Ensuite, on marque deux buts rapides et on voit une équipe complètement différente. Tout ça me dit que c'est une question de confiance. Et la réponse est dans le vestiaire. Personne de l'extérieur va venir nous aider.»

L'élément humain

Le vestiaire auquel Bergevin fait allusion regorge de vétérans qui ont vu neiger et qui ont remporté de grands honneurs collectifs, comme Weber et Carey Price aux Jeux olympiques et à la Coupe du monde de hockey, ou Andrew Shaw, qui a fait graver son nom sur la coupe Stanley en deux occasions à Chicago.

Julien a aussi gagné une coupe Stanley avec les Bruins de Boston et faisait partie du personnel d'entraîneurs aux Jeux de Sotchi et à la Coupe du monde.

Ces personnages de renom n'ont toutefois pas empêché le Canadien (2-6-1) d'afficher le pire dossier dans l'Association Est, avec 17 buts pour et exactement le double de buts accordés. Tout ça peut paraître incompréhensible aux yeux de l'observateur moyen, mais Bergevin a une perspective toute différente pour l'avoir vécu de l'intérieur.

«Je comprends que vous puissiez voir les choses comme ça de l'extérieur. Mais moi, comme ancien joueur, je sais que ce n'est pas si facile que ça, a-t-il observé. Ce sont des humains. Tu perds confiance et au lieu d'agir, tu penses. Et la seconde que tu penses, il est trop tard. C'est ça qui arrive et ça fait boule de neige.

«Quand tu as la confiance, tout va de bon bord, et quand ça va mal, ça va mal. Les Rangers, en ce moment, ça va mal. On n'est pas seuls et c'est certain que je ne me satisfais pas de voir d'autres équipes (en difficulté). On n'est pas satisfait, on en est conscient et on travaille fort. Le processus est difficile en ce moment. Les nuits sont longues et on prend ça à coeur. On veut gagner.»

Bergevin ne pouvait pas quitter la salle de conférence du Centre Bell sans se faire rappeler sa fameuse déclaration du camp d'entraînement, alors qu'il avait dit que «la défensive est meilleure que celle de l'an dernier», malgré les départs d'Andrei Markov, surtout, de Nathan Beaulieu et d'Alexei Emelin.

«Je n'ai peut-être pas été assez clair. Le hockey, ce n'est pas comme le football où l'offensive va sur le terrain et en sort. Au hockey, ce sont cinq joueurs sur la glace. En ce moment, défensivement on a des lacunes. Il y a des joueurs qui ont de la difficulté, on ne se le cache pas. Surtout les défenseurs. Mais aussi les avants. C'est un travail d'équipe. Oui, il y a de la place à l'amélioration. Et je crois que nous sommes encore une bonne équipe si on joue du bon hockey défensivement et de façon responsable.»




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