Avec l'entraîneur-chef Jack Capuano et le directeur général Garth Snow en poste depuis respectivement 6 et 10 ans, les Islanders ne nous avaient pas habitués à tant de stabilité depuis les belles années d'Al Arbour. Ce qui ne veut pas dire que l'équipe demeure figée.

Publié le 26 oct. 2016
Guillaume Lefrançois LA PRESSE

C'est donc sans quelques-uns de ses visages familiers des dernières années que les insulaires accueilleront le Canadien ce soir, à Brooklyn.

Au cours de l'été, la formation new-yorkaise a en effet fait ses adieux à Kyle Okposo, Frans Nielsen et Matt Martin, trois joueurs repêchés par les Islanders, et qui totalisaient 1573 matchs d'ancienneté au sein de l'équipe.

Pour les remplacer, on a embauché à fort prix deux attaquants vieillissants en Andrew Ladd et Jason Chimera, en plus de laisser les jeunes Anthony Beauvillier, Alan Quine et Mathew Barzal se battre pour les postes restants.



Un quatrième trio qui fait moins mal

Curieusement, avec tous ces départs, c'est peut-être au sein du quatrième trio que l'on remarquera la plus grande différence.

C'est qu'en se joignant aux Maple Leafs, Martin amène avec lui ses 365 mises en échec distribuées la saison dernière, ce qui lui a valu le premier rang de la LNH. Avec Cal Clutterbuck et Casey Cizikas, deux autres patineurs qui affectionnent le jeu rude, le quatrième trio des Islanders avait servi 811 mises en échec aux adversaires en 2015-2016. Sur 82 matchs, on comprend donc que c'est 10 coups d'épaule par match.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les Islanders ont terminé deuxièmes dans la LNH pour les mises en échec, et premiers en 2014-2015.

«Notre équipe avait besoin de trois joueurs qui font ce qu'on faisait tous les soirs, explique le Franco-Ontarien Clutterbuck. On avait beaucoup de joueurs de talent, mais l'équipe avait besoin de papier sablé, de joueurs abrasifs qui défendent les autres. On faisait ça à notre première année ensemble et ensuite, on a commencé à marquer des buts.»

Cette unité est donc restée essentiellement intacte pendant plus de deux saisons, une rareté pour un quatrième trio. Il y avait bien eu Shawn Thornton, Gregory Campbell et Dan Paillé à Boston, mais ces quatrièmes trios aussi stables demeurent l'exception dans la LNH.

«On en tire une grande fierté, souligne Cizikas. Assez rapidement, on est devenus un trio d'énergie que les entraîneurs pouvaient opposer aux meilleurs joueurs adverses.»

Jusqu'ici, c'est Nikolay Kulemin qui a remplacé Martin, mais le vétéran représente un point d'interrogation pour le match de ce soir.

«C'est différent, admet Clutterbuck. On a joué ensemble pendant deux ans et demi, chaque jour, à l'entraînement et à tous les matchs. Kulemin a fait du bon travail avec nous. Casey et moi sommes déjà à l'aise, donc c'était peut-être plus dur pour Kulemin au début. Mais là, ça va mieux.»

On devine que les joueurs du Canadien ne seront pas fâchés, ce soir, de ne plus voir le nom de Martin sur le tableau, aux côtés de ceux de Cluttterbuck et Cizikas.

Montoya contre Greiss

C'était congé d'entraînement pour le Canadien ce matin, mais Michel Therrien avait annoncé hier qu'Al Montoya défendrait le filet de l'équipe. Le Canadien disputera demain un deuxième match en deux soirs, contre le Lightning, un rival de division de surcroit. Bref, le match de jeudi semblait plus indiqué pour Carey Price...

Chez les Islanders, on enverra Thomas Greiss dans la mêlée, tandis que Jaroslav Halak aura droit à une soirée de repos.

Photo Dan Hamilton, archives USA Today Sports

Le quatrième trio des Islanders formé de Matt Martin (17), Cal Clutterbuck (15) et Casey Cizikas (53) avait servi 811 mises en échec aux adversaires la saison dernière.