Avec quel coéquipier Max Pacioretty a-t-il été le plus productif jusqu'ici cette saison?

Guillaume Lefrançois LA PRESSE

Il y a deux mois, David Desharnais, Pierre-Alexandre Parenteau ou Brendan Gallagher auraient constitué des prédictions honnêtes, voire conservatrices. Et quiconque aurait répondu Dale Weise se serait fait interner sur-le-champ.

Pourtant, Weise est en train de s'immiscer tranquillement dans ce que Pacioretty a qualifié, après la victoire de lundi à Denver, de «trio à quatre joueurs». C'est que de temps à autre, pour une présence ou deux, Parenteau cède sa place d'ailier droit à Weise. Et l'unité un peu drôlement assortie a produit le but gagnant contre l'Avalanche.

Cette saison, Pacioretty a amassé 14 points à forces égales. Il les a tous inscrits quand Desharnais était avec lui sur la patinoire, soit un temps total de 330 minutes de jeu.

En comparaison, le grand ailier gauche n'a joué que 56 minutes avec Weise, mais a engrangé six points - tous des buts - pendant ce temps. C'est donc un rythme fou d'un point par un peu moins de 10 minutes sur la patinoire!

«Je ne sais pas comme l'expliquer, c'est fou, a reconnu Weise, auteur de la première passe sur cinq des six buts de Pacioretty. On a eu une ou deux présences ensemble en deuxième période, et en troisième, dès qu'on a été réunis, Max a marqué. Je ne sais pas ce que c'est, j'apporte une énergie positive au trio!»

Depuis le début du mois de novembre, quand Jiri Sekac est revenu au jeu et que Rene Bourque a été soumis au ballottage, les trois premières unités du CH jouissent d'une relative stabilité. Mais dans le feu de l'action, Michel Therrien va parfois jumeler Weise à Pacioretty et Desharnais. Qu'est-ce que l'entraîneur-chef peut bien voir dans le déroulement d'un match pour tenter cette combinaison, que l'on avait vue de façon régulière en début de calendrier?

«Je ne peux pas te dire tous mes secrets! répond d'abord Therrien, à la blague.

«J'aime beaucoup ce que Dale apporte à ce trio, par sa vitesse, son physique. Il fonce au filet. Il est dur à affronter. On semble trouver le bon moment depuis un certain temps pour les embarquer et qu'ils soient productifs. On tente des expériences et c'est positif.»

Le laissé-pour-compte

Si tout le monde se réjouit pour Weise, c'est toutefois signe que la production du trio n'est pas à son sommet avec Parenteau comme ailier droit. En fait, à cinq contre cinq, Pacioretty totalise aussi 6 points lorsqu'il joue avec le numéro 15, mais en 170 minutes.

Et quand Weise obtient sa présence occasionnelle, c'est donc dire que Parenteau se contente du rôle de spectateur...

«Tout joueur qui se respecte veut faire partie du succès et ne veut pas sauter son tour. Mais ça fonctionne bien, ça permet à l'équipe de connaître du succès, donc c'est sûr que je suis content», a laissé tomber le Québécois.