Malgré les flocons de neige qui tombaient sur la capitale albertaine hier après-midi, la grisaille a fait place à la lumière dans l'entourage des Oilers depuis une semaine.

Guillaume Lefrançois LA PRESSE

La grisaille, c'était ce début de saison épouvantable: 5 défaites en 5 matchs, 24 buts accordés. La lumière, ce sont ces trois victoires de suite, séquence au cours de laquelle les Oilers n'ont permis que sept buts.

«C'est juste le fun de se lever le matin, de regarder le classement et de voir qu'on est dans la lutte, a mentionné l'attaquant David Perron. Ça devenait déjà drainant après quatre ou cinq matchs.

«L'an passé, on a joué une soixantaine de matchs en sachant qu'on ne serait sûrement pas des séries. Et là, on revenait enfin au même pied que tout le monde, mais après cinq matchs, on était déjà en arrière. C'est ce que je trouvais dur mentalement.»

Pas une excuse

Un peu comme le Canadien, les Oilers ont aussi eu un horaire chargé en début de saison. Au menu: un voyage de trois rencontres et une séquence de trois matchs en quatre jours. Bref, de quoi limiter le temps d'entraînement à un moment crucial de la saison, une réalité soulignée par Michel Therrien quand le Tricolore peinait en défense.

Coïncidence ou non, les Oilers ont limité les adversaires à des moyennes de 2,25 buts et 27 tirs par match au cours de leurs quatre dernières rencontres, toutes à domicile. Mais Dallas Eakins refuse d'accorder trop d'importance à ces facteurs.

«Chaque équipe doit vivre cette réalité, même si c'est peut-être plus prononcé ici parce qu'on est éloignés, a mentionné l'entraîneur-chef. Ce qui est dur à déterminer, c'est si on s'entraîne ou si on se repose. Tu peux t'entraîner tant que tu veux, si tu es fatigué une fois au match, tu n'as pas assez d'énergie pour être combatif. Mais on en est encore à l'étape de devenir à l'aise dans notre système.»