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Le salaire de P.K. Subban entre les mains de l'arbitre

P.K. Subban... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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P.K. Subban

Photo Robert Skinner, archives La Presse

Visiblement, tout sera à recommencer dans un an. Ce que plusieurs jugeaient impensable s'est finalement concrétisé hier matin, à Toronto. P.K. Subban et le Canadien ont comparu devant un arbitre afin de déterminer le salaire que touchera le défenseur-vedette en 2014-2015.

Les deux parties n'ont pas pu s'entendre sur les clauses d'un contrat de plusieurs saisons. À ce point-ci, il n'est plus exagéré de parler d'une deuxième négociation difficile de suite entre Subban et le Tricolore. En janvier 2013, le numéro 76 avait raté les six premiers matchs de la saison en raison d'un différend contractuel.

Techniquement, les négociations peuvent se poursuivre jusqu'à ce que la décision soit rendue. L'agent de Subban, Don Meehan, n'a toutefois pas répondu à un courriel envoyé par La Presse hier après-midi. Meehan n'a pas plus répondu aux questions des journalistes présents à Toronto. Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, a également refusé de commenter la situation, tandis que Subban a répondu à quelques questions, sans entrer dans les détails.

«Les parties ne doivent pas rendre publiques des informations sur toute démarche d'arbitrage tant qu'une décision n'a pas été rendue», souligne d'ailleurs l'article 12,9, alinéa Q, de la convention collective de la Ligue nationale.

Subban demandait 8,5 millions en arbitrage, tandis que le Tricolore lui offrait 5,25 millions. Contrairement au baseball, l'arbitre ne doit pas choisir l'un ou l'autre des montants et peut déterminer le montant de son choix.

Le CH bénéficie d'un coussin de plus de 11 millions sous le plafond salarial pour la saison prochaine.

Le risque

Comme Subban est à deux ans de l'autonomie complète, il serait de nouveau joueur autonome avec compensation l'été prochain, à moins que Bergevin ne sorte un lapin de son chapeau d'ici là.

Or, selon Mathieu Darche, le Canadien s'expose à un risque en laissant le lauréat 2013 du trophée Norris s'approcher de l'autonomie complète.

«Plus tu t'approches de l'autonomie, plus c'est risqué qu'il veuille tester le marché, explique Darche, membre du comité de négociation de l'Association des joueurs lors du dernier conflit de travail. C'est le même principe qu'en termes de jours. Si tu fais une offre à un joueur le 30 juin, il va vouloir attendre un jour pour voir sa vraie valeur. Mais si tu lui présentes une offre pendant la saison, sa valeur peut aussi baisser et les chances d'une entente sont meilleures. C'est la même chose quand un joueur est à un an de devenir autonome.»

Pas inquiet... pour cette saison

Darche le reconnaît lui aussi: un processus d'arbitrage peut laisser des traces sur la relation entre le joueur et l'équipe. Mais si amertume il y a, l'ancien attaquant est persuadé qu'on n'en verra rien sur la patinoire.

«S'il y a un joueur pour qui ça ne m'inquiète pas, c'est P.K., raconte-t-il à propos de son ancien coéquipier. Tu lui parles, il veut son chandail accroché au Centre Bell à la fin de sa carrière. Plus le défi est grand, meilleur il est. Et s'il est frustré de l'arbitrage, il va se dire: je vais leur montrer que je suis meilleur que ce qu'ils pensent, ça va leur coûter encore plus cher!»

Voilà pour la prochaine saison. Il faudra ensuite voir si le temps réparera les choses...




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