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Jiri Sekac: une vendange tardive

À sa troisième saison dans la KHL l'année... (Photo David Boily, La Presse)

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À sa troisième saison dans la KHL l'année dernière, l'attaquant tchèque Jiri Sekac a fini par attirer les regards des recruteurs.

Photo David Boily, La Presse

La trajectoire qui a conduit Jiri Sekac dans l'organisation du Canadien a été longue. Elle a testé sa patience et l'a amené plus proche des portes du désespoir que de celles de la Ligue nationale.

Après un passage dans la USHL et un essai avorté dans la Ligue de l'Ontario, il était rentré en Europe à la poursuite d'un rêve dont il n'arrivait pas à s'approcher.

Il y a encore un an, Sekac n'était qu'un joueur de la KHL incapable de se distinguer. Ses performances après deux saisons dans le circuit à majorité russe ne l'avaient pas vraiment placé sur les radars de la LNH.

Or, la grande éclosion qu'il a vécue cette année à l'âge de 22 ans n'a pu faire autrement que d'attirer l'attention.

«Certains se montrent capables de jouer à 18 ans, et d'autres le sont à 25 ans», fait valoir le jeune espoir tchèque qui a signé un contrat avec le Tricolore le 1er juillet et qui participe cette semaine au camp de perfectionnement de l'organisation.

Sekac - on le prononce «sé-catch» - explique par une confiance ayant fait boule de neige le succès qu'il a connu avec le Lev de Prague, une défunte formation de la KHL où il a amassé 11 buts et 28 points en 47 matchs.

Sekac est une vendange tardive qui constituait un pari intéressant pour une formation de la LNH tentée de l'attirer chez elle. Mais le plus grand pari, c'est l'ailier gauche de 6'2 et 182 lb qui l'a pris, en décembre dernier, en ignorant l'offre de contrat que lui présentait le Lev Praha.

À la suggestion de son agent Allan Walsh, qui anticipait que des équipes de la LNH allaient se manifester, Sekac a décidé de laisser en jachère l'offre de Prague.

«C'est vrai que je n'avais pas beaucoup attiré l'attention jusque-là et, à vrai dire, j'envisageais de façon positive de continuer de jouer à la maison, a-t-il expliqué. Mais j'ai finalement suivi le conseil de mon agent. Il savait ce qui était le mieux pour moi.»

Allan Walsh était au courant que des équipes avaient Sekac à l'oeil et que, tôt ou tard, des offres de la LNH lui seraient présentées. En disant non à Prague, Sekac faisait son lit en Amérique.

Et même si le Lev Praha avait survécu à ses difficultés financières et poursuivi ses activités dans la KHL, rien ne l'aurait fait changer d'idée.

«Je préfère jouer ici que de faire beaucoup d'argent en Russie», a indiqué l'attaquant qui a passé les trois dernières saisons dans la KHL.

Question de feeling

Le Canadien est l'une des premières organisations qui se sont manifestées auprès de Sekac. Au terme du Championnat du monde - où il a inscrit deux buts en dix matchs pour la République tchèque -, Sekac est venu visiter Montréal et s'est tout de suite senti à l'aise dans l'environnement du CH.

«Après cette visite, j'ai eu le sentiment que c'était l'équipe pour laquelle je voulais jouer», a-t-il confié.

Le fait qu'il soit contraint de signer une entente à deux volets en guise de premier contrat professionnel faisait en sorte que la dizaine d'équipes intéressées ne pouvaient pas se démarquer par la qualité de leur offre salariale.

Il lui revenait donc de choisir l'endroit où il préférait jouer.

«J'y suis allé avec mon feeling, a-t-il raconté lundi. Je n'ai pas vraiment pris la peine de regarder quelles équipes avaient le plus de postes ouverts. Car sur ce plan-là, le Tricolore est l'une des formations les plus difficiles à percer!»

Meilleur manieur que tireur

Sekac estime que la protection de rondelle est probablement son meilleur atout, citant aussi son coup de patin et son jeu en coins de patinoire.

«Par contre, je ne tire pas souvent, j'essaie plus souvent qu'autrement de faire des jeux, précise-t-il. Il faut que j'améliore mon tir.»

Après avoir officialisé sa signature, le directeur général Marc Bergevin a indiqué que des jeunes comme Sekac pourraient bien se voir donner l'occasion de décrocher un poste au sein de l'un des trois premiers trios de l'équipe, cet automne.

«Mon objectif en arrivant ici est de me tailler un poste avec le Canadien, mais si je dois aller à Hamilton, je ne repartirai pas à la première occasion, précise Sekac. Je veux rester ici le plus longtemps possible.»




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