Les maillots de la victoire n'étaient même pas encore secs dans le vestiaire des visiteurs à Boston, mercredi soir, que déjà, les joueurs du Canadien parlaient de ces Rangers de New York qui sont un peu à leur image.

Mis à jour le 16 mai 2014
Richard Labbé LA PRESSE

De ces Rangers qu'ils vont bientôt apprendre à connaître.

«Je crois qu'on a eu une fiche de 1-1 contre eux cette saison, a expliqué Max Pacioretty. Ils ont de toute évidence un très bon gardien et ils jouent un peu à notre manière. Comme nous, ils misent sur la contribution de tous leurs joueurs chaque soir.»

On pardonnera à l'attaquant d'avoir eu quelques problèmes de mémoire dans ce vestiaire légèrement festif à Boston. En fait, le Canadien a obtenu une fiche de deux victoires contre une défaite face aux New-Yorkais cette saison. Le Tricolore a fini son calendrier «régulier» en récoltant quatre petits points de plus que les Blue Shirts au classement.

À quoi peut-on s'attendre, demain à 13h au Centre Bell, quand les deux clubs vont croiser les lames pour la première fois dans le cadre de cette finale de l'Est? Sans doute à du jeu serré. Et sans doute pas à une avalanche de buts; les trois parties cette saison entre le Canadien et les Rangers ont été remportées par blanchissage.

«En saison, on a compris que c'étaient toujours des matchs serrés contre les Rangers, a expliqué Daniel Brière. C'est une équipe solide d'un bout à l'autre, c'est une équipe qui est vraiment solide à toutes les positions. Ce sera un gros défi pour nous.»

Il est vrai que les deux clubs se ressemblent... et se connaissent bien. Les Rangers ont un entraîneur, Alain Vigneault, qui a déjà patrouillé derrière le banc montréalais. Le Canadien mise sur un joueur, Brandon Prust, qui était jadis l'un des leaders les plus appréciés dans le vestiaire new-yorkais.

Et les deux clubs misent un peu sur la même formule, avec deux gardiens de premier plan en Henrik Lundqvist et Carey Price.

En séries, ces deux vieux rivaux se sont croisés à 14 reprises, 7 victoires ayant été récoltées de chaque côté. La dernière fois, en 1996, les Rangers avaient éliminé le Canadien, remportant la série 4-2.

Bientôt Galchenyuk?

Peu de changements sont à prévoir dans le camp montréalais, à part la possibilité d'un retour pour l'attaquant Alex Galchenyuk, qui a repris l'entraînement avec l'équipe au cours des derniers jours.

Galchenyuk n'a toutefois pas joué depuis le 9 avril à Chicago, et il est permis de se demander si l'entraîneur Michel Therrien voudra modifier sa formation. Therrien, de son propre aveu, a toutefois des tendances au pari et ne déteste pas tenter des choses à l'occasion. Nathan Beaulieu, quelqu'un?

Selon Max Pacioretty, le Canadien n'est plus à l'heure des grands questionnements de toute façon.

«On a du succès parce qu'on se sert de nos quatre trios, a tenu à répéter l'attaquant, qui a réussi le but gagnant mercredi soir à Boston. On a du succès parce que tout le monde pousse dans la même direction. Tout le monde peut marquer dans cette équipe, je ne sens pas que c'est à moi de le faire tout le temps. Tout le monde contribue.»

Carey Price, lui, a juré à Boston mercredi soir que l'heure des réjouissances était déjà terminée. Le message du gardien au reste du monde est assez clair: son équipe et lui ne sont toujours pas arrivés à leur destination finale.

Loin de là.

«Il va falloir oublier le dernier tour et retrouver rapidement notre concentration, ne pas trop s'emporter, a tenu à dire le gardien du Canadien. Il y a encore du travail à faire.»