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Analyse

Canadien: vivre et mourir avec son style

Le Tricolore a choisi de mener sa barque... (Photo Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne)

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Le Tricolore a choisi de mener sa barque d'une certaine façon et, pour le meilleur et pour le pire, il doit miser sur ce qu'il a bâti durant l'année.

Photo Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne

(Kanata) Rendons d'abord au Canadien tout le mérite qui lui revient.

Il s'est retrouvé à la traîne 0-3 le temps de le dire, mais il a su flairer le manque de confiance de l'adversaire dès le moment où Andrei Markov a trompé la vigilance de Craig Anderson d'un angle impossible et que Jarred Tinordi a exprimé sa supériorité physique sur Ales Hemsky.

Michel Therrien a eu raison de mentionner après le match que malgré l'enjeu qui est moindre à ce stade-ci de la saison - seul l'avantage de la patinoire face au Lightning de Tampa Bay semble être disputé -, les joueurs ont fait preuve d'acharnement pour revenir dans le match.

Leur confiance, les Sénateurs la gardent dans un vase chinois. Elle est très fragile. Les bonnes équipes savent capitaliser là-dessus lorsqu'elles sentent que ça chancelle. Marquer sept buts sans riposte est une affirmation en soi, mais elle en dit autant sur les malheurs des Sénateurs que sur l'opportunisme du Tricolore.

Le CH a marqué ses 17 derniers buts à égalité numérique. Une équipe peut se permettre un passage à vide en supériorité numérique, mais à l'aube des séries éliminatoires, il est impératif que le jeu à cinq contre cinq soit au rendez-vous. De ce côté, mission accomplie.

Des lacunes masquées

Les billets pour la première ronde des séries seront mis en vente demain à 10 h. Les partisans du Canadien se préparent aux séries. Mais les joueurs, eux?

«Ça fait 10 matchs qu'on essaie de s'y préparer et plus elles approchent, plus on y pense, nous a dit David Desharnais. On joue bien, on a le momentum et on ne doit pas changer tant de choses que ça. Quand on arrive en séries, il faut rester fidèle à notre manière de jouer.»

Bon, c'est un peu là que ça se complique.

Il est clair que l'heure de se réinventer est révolue. Le Tricolore a choisi de mener sa barque d'une certaine façon et, pour le meilleur et pour le pire, il doit miser sur ce qu'il a bâti durant l'année. Ce sera sa responsabilité, une fois la saison terminée, d'analyser là où il peut fondamentalement s'améliorer.

Mais la victoire d'hier a démontré encore une fois ses largesses en termes de possession de rondelle et d'occasions de marquer offertes à l'adversaire. On parlait du jeu à égalité numérique: les Sénateurs ont dirigé 55 rondelles vers le filet de Peter Budaj dans ces situations contre seulement 27 par le Canadien.

Il a très bien masqué ses lacunes en comptant sept buts, mais après deux performances qui avaient laissé les joueurs sur leur faim en Floride, celle d'hier ne les a guère convaincus davantage.

«On va la prendre», a dit Francis Bouillon en hochant la tête.

Bourque de côté

George Parros a été inséré dans la formation à la place de Rene Bourque. On peut comprendre Bourque d'être resté perplexe devant les changements de trios opérés durant le séjour de l'équipe en Floride, mais son rendement sur l'ensemble de la saison ne lui donnait peut-être pas toute la légitimité pour exprimer sa déception publiquement.

En tout cas, ça a certainement agacé Michel Therrien qui ne s'est pas gêné pour le lui faire savoir en le retranchant de l'alignement contre les Sénateurs.

Comme quoi il n'y a pas que P.K. Subban qui reçoit des messages de son entraîneur!




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