Sven Andrighetto: un Suisse qui attend à Hamilton

Sven Andrighetto n'est pas du genre à croire... (Photo André Pichette, La Presse)

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Sven Andrighetto n'est pas du genre à croire que le chemin vers la LNH sera facile.

Photo André Pichette, La Presse

Quand on lui pose la grande question, quand on lui demande ce qu'il doit améliorer pour un jour patiner parmi les grands de la Ligue nationale, Sven Andrighetto n'hésite pas une seule seconde avant d'offrir sa réponse: «Tout.»

Alors voilà, Andrighetto doit tout améliorer dans son jeu. C'est lui qui le dit sans détour et sans gêne, avec la sagesse d'un joueur qui semble plus mature que ses 20 ans ne pourraient le laisser croire.

Voilà d'ailleurs ce qui frappe le plus quand on prend un peu de temps pour lui parler: le type devant nous n'a pas l'air d'un joueur de 20 ans, mais bien d'un gars qui aurait un peu plus d'expérience à son compteur.

C'est clair, cet attaquant des Bulldogs de Hamilton, choix de troisième ronde du Canadien au dernier repêchage, n'est pas du genre à croire que le chemin vers la «grande» ligue sera facile et qu'il pourra se permettre quelques raccourcis en cours de route.

Ce n'est pas son genre.

«J'ai eu un bon début de saison avec les Bulldogs, puis j'ai été blessé et j'ai raté environ un mois, explique-t-il. Mais depuis, mon jeu est redevenu ce qu'il était avant la blessure, je crois.»

Quand on lui demande d'expliquer en détail ce que «tout» veut dire pour lui, il n'hésite pas non plus.

«Je dois devenir un joueur plus fort et plus rapide, spécialement en zone défensive. Je le sais. Pour devenir un bon joueur de hockey chez les professionnels, il faut devenir un bon joueur dans les deux sens du jeu.»

Tourigny l'a beaucoup aidé

Né à Zurich, Andrighetto a rapidement compris qu'il devait s'amener par ici afin de poursuivre sa progression. C'est ainsi qu'en 2011-2012, il a pu atterrir dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, plus précisément chez les Huskies de Rouyn-Noranda.

C'est là qu'il a fait connaissance avec l'entraîneur, un certain André Tourigny, qui est aujourd'hui adjoint de Patrick Roy derrière le banc de l'Avalanche du Colorado. «À ma première saison là-bas, André m'a beaucoup aidé, explique le jeune joueur. Il m'a appris plein de trucs...»

Et puisque la machine à rumeurs ne prend jamais de pauses, pas même pour les joueurs de 20 ans, le nom de Sven Andrighetto est apparu au centre de rumeurs impliquant l'Avalanche et le Canadien il y a déjà quelques semaines.

Rien pour ébranler le jeune homme, qui a accueilli les rumeurs à la manière d'un vétéran. «Comme tout le monde, j'ai entendu parler de ça... Les rumeurs, ce n'est que ça, justement: des rumeurs. On ne peut pas y faire grand-chose.»

Il serait tout de même étonnant que le Canadien laisse filer un espoir comme lui. De toute façon, ce n'est pas le style de la maison. Rappelons qu'Andrighetto est le deuxième marqueur chez les Bulldogs cette saison.

Le principal intéressé, lui, ne pense pas au grand club. Du moins, pas encore. «C'est le genre de chose qui est indépendant de ma volonté, a-t-il conclu. Tout ce que je peux faire, c'est de continuer à m'améliorer chaque jour. Tout ce que je peux faire, c'est d'être prêt quand on voudra bien me donner ma chance chez le Canadien.»




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