David Desharnais a procuré une victoire de 3-2 au Canadien de Montréal aux dépens des Blue Jackets de Columbus en étant le seul patineur à marquer en tirs de barrage, vendredi.

Mis à jour le 16 nov. 2013
Marc Antoine Godin LA PRESSE

David Desharnais va-t-il envoyer la rondelle au maire Denis Coderre? « Je pourrais faire ça, lui envoyer un petit colis », a lâché l'attaquant du Canadien devenu le héros instantané, vendredi à Columbus, en marquant le but décisif en tirs de barrage.

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Le Tricolore n'avait pas joué en prolongation lors des 15 premiers matchs de la saison, et voilà qu'il vient de se claquer trois séances de tirs de barrage en l'espace de cinq rencontres.

Celle de vendredi soir lui a finalement souri alors que le but de Desharnais, jumelé aux arrêts de Peter Budaj, ont permis de soutirer une courte victoire de 3-2 aux Blue Jackets de Columbus. Ces derniers n'ont remporté qu'un seul de leurs neuf derniers matchs.

« De pouvoir la mettre dedans, même si ça ne compte pas dans mes statistiques, ça fait du bien », a admis un Desharnais tout sourire.

Les astres semblaient alignés en faveur du Tricolore. Ses adversaires avaient joué la veille, ils envoyaient dans la mêlée leur gardien auxiliaire et ils avaient annoncé avant le match qu'il seraient privés de Marian Gaborik, leur attaquant le plus talentueux.

Or, ça n'a pas été de tout repos! Le CH a entrepris le match comme si c'est lui qui avait joué la veille. En plus d'avoir les pieds lourds, son indiscipline et son jeu erratique en zone défensive a fini par le plomber alors que les Blue Jackets ont inscrit deux buts en l'espace de 1:39.

Deux buts loufoques, comme dirait Michel Therrien, dont il a su se relever grâce à Alex Galchenyuk. Le jeune homme a racheté cette période plus difficile avec à peine huit secondes à faire en première en profitant d'un revirement du défenseur Fedor Tyutin en zone des Blue Jackets.

Ça a été suffisant pour relancer le CH qui, à partir de ce moment-là, a pris le contrôle des opérations. Il a cadré en 15 lancers en deuxième contre seulement six pour les Blue Jackets. Mais plus encore que le total des tirs 40-25, c'est sa façon de menotter l'adversaire qui a fait du Tricolore la meilleure équipe au cours des 45 dernières minutes.

Lars Eller, qui a encore formé le duo le plus menaçant de son clan avec Galchenyuk, a égalé la marque en avantage numérique. Le Danois a connu une soirée de travail fort occupée en enregistrant huit lancers et en gagnant 15 de ses 19 mises en jeu. Son temps d'utilisation de 21:20 était son plus élevé jusqu'ici cette année.

Gallagher malade, Prust de retour

À compter de la deuxième période, Michel Therrien a inversé les rôles de Daniel Brière et David Desharnais au centre des troisième et quatrième trios. Visiblement, il aimait ce qu'il voyait de Desharnais, qu'il avait pourtant retranché lors du match précédent.

« Je suis content pour lui, il a connu un bon match, a indiqué l'entraîneur-chef. On a fait des ajustements à nos trios et j'ai aimé ce que j'ai vu du sien. On espère que ça va lui donner confiance d'être allé nous chercher un point en tir de barrage. »

Rappelons que le Tricolore a dû se débrouiller sans les services de Brendan Gallagher, assommé par la grippe dans la nuit de jeudi à vendredi. Cela a en quelque sorte précipité le retour au jeu de Brandon Prust, qui avait raté les 11 derniers matchs en raison d'une blessure à l'épaule droite.

Prust a repris ses assignations habituelles en jouant en infériorité numérique en plus de jeter les gants devant Jared Boll. Therrien lui a toutefois donné du répit en troisième, le remplaçant tantôt par Rene Bourque, tantôt par Brière.

« J'aurais aimé qu'il attende quelques matchs, mais il ne connaît qu'une manière de jouer », a admis Therrien à propos de son combat.

Les Blue Jackets, eux, seront privés de Marian Gaborik pour une période de quatre à six semaines. Il a subi une entorse à un genou jeudi soir à Boston.