Même s'ils ont une jolie avance de 2-1 dans cette série, même si les Blackhawks de Chicago ressemblent un peu à un club qui a un genou au tapis, les Red Wings de Detroit refusent de croire que c'est déjà dans le sac.

Richard Labbé LA PRESSE

Après un jour de congé, les Wings ont repris l'entraînement, hier. De toute évidence, la phrase favorite de l'entraîneur Mike Babcock («nous n'avons encore rien gagné» ) a été apprise par coeur dans ce vestiaire.

«On a gagné lundi soir, mais quelques petits coups de chance ici et là, et ce sont les Blackhawks qui auraient pu gagner, a tenu à dire le vétéran Henrik Zetterberg. Ils ont un club rempli de leaders, on s'attend à ce qu'ils reviennent ici et qu'ils jouent encore mieux que la dernière fois.»

Les Hawks, eux, ont choisi de rentrer à la maison après la défaite de lundi soir, pour ne revenir à Detroit qu'hier seulement. Plusieurs de leurs joueurs sont montrés du doigt depuis le début de cette série, incluant l'attaquant Jonathan Toews, qui n'a aucun but depuis le début des séries éliminatoires.

«Mais il a eu un poteau lundi soir, a rappelé Mike Babcock. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on ne peut pas leur donner de la place pour faire leurs jeux. S'ils ont du temps pour fabriquer des jeux, s'ils ont de l'espace pour patiner, ils peuvent nous faire mal.»

Le gardien Jimmy Howard, grande vedette des Wings depuis le début des séries, estime que lui et sa bande ne doivent rien changer en vue du match de ce soir au Joe Louis Arena, le quatrième de la série.

«On ne doit rien faire de différent, a indiqué le gardien. Il faut continuer à faire la même chose et mettre de la pression sur leurs défenseurs. On sait très bien qu'ils vont sauter sur la glace comme des enragés.»

Ce qui tomberait bien, puisque les Hawks ne seraient pas les seuls enragés dans la place. Lors du troisième match, ici même lundi soir, au moins trois pieuvres ont été lancées sur la glace, et les fans des Wings ont hurlé sans arrêt du début à la fin.

On pourrait en conclure que le club local aura un avantage de taille ce soir avec cette foule un peu folle, mais Mike Babcock n'est pas d'accord.

«J'adore le bruit que font nos partisans, a expliqué le pilote des Wings. Mais des fois, quand on est à la maison, on veut trop en faire. Des fois, je trouve que c'est plus facile de s'en tenir à notre plan de match quand on est sur la route.»