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Derick Brassard: «Comme une bouffée d'air frais»

Bien qu'il ait été blanchi à ses deux... (Photo Brian Snyder, Reuters)

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Bien qu'il ait été blanchi à ses deux derniers matchs contre les Bruins, Derick Brassard demeure le premier pointeur des Rangers en séries.

Photo Brian Snyder, Reuters

Les Blue Jackets de Columbus s'étaient fait une certaine idée de Derick Brassard en le choisissant au sixième rang du repêchage de 2006. Mais il aura fallu que le centre québécois déménage à New York pour que cette idée devienne réalité.

«À Columbus, j'avais perdu la flamme, j'avais perdu l'émotion dans mon jeu, a confié Brassard à La Presse. Après quelques années à essayer et à travailler fort en gymnase durant l'été, je n'arrivais plus à jouer comme je savais que j'étais capable.

«Mon arrivée à New York a été comme une bouffée d'air frais. Je me sens tellement bien en dedans de moi! Je me suis toujours considéré chanceux de jouer dans la LNH, mais c'est une seconde chance qui s'offre à moi maintenant en jouant pour une bonne équipe dans la plus grande ville au monde et dans l'édifice le plus prestigieux.

«Je n'ai jamais eu de chance de gagner par le passé et maintenant que je le vis, je ressens à nouveau l'impression que c'est vraiment pour ça qu'on joue. «

Bien qu'il ait été blanchi à ses deux derniers matchs contre les Bruins de Boston, le centre des Rangers demeure le premier pointeur de l'équipe new-yorkaise en séries.

Il a au passage tricoté une séquence de six matchs éliminatoires avec au moins un point. C'est la plus longue chez les Rangers depuis 1997 alors que Wayne Gretzky avait récolté des points dans neuf rencontres d'affilée.

Ironiquement, les succès de Brassard dans la Grosse Pomme se font au détriment de celui qui était jadis son idole. Car un Brad Richards en déroute en est maintenant réduit au menu fretin du quatrième trio.

«Quand j'étais jeune, c'était l'un de mes joueurs préférés, confie Brassard. Lorsqu'il jouait pour Rimouski, j'allais le voir quand l'Océanic venait à Hull. Brad a toujours été une idole et j'ai toujours admiré sa façon de jouer.»

Du plaisir en travaillant

À tort ou à raison, Brassard avait acquis à Columbus la réputation d'un joueur qui cherchait des explications extérieures pour justifier ses insuccès. L'attaquant de 25 ans soutient avoir mûri et appris de ses expériences.

Brassard se laissait autrefois atteindre par des remarques concernant les batailles à un contre un qu'il perdait, ou les carences de son jeu défensif. Il réalise aujourd'hui qu'on adresse ces reproches à un tas de jeunes joueurs.

«Mon plus grand problème demeurait entre mes deux oreilles. Si je n'ai pas 20 éléments du système de jeu à respecter lors d'un match, je peux juste jouer au lieu de penser.»

Et c'est l'occasion que lui a fournie John Tortorella à son arrivée chez les Rangers.

«La première chose qu'il m'a dite, c'est: "Aie du plaisir"», a raconté Brassard.

Tout le monde était curieux de voir quel traitement l'entraîneur-chef des Rangers allait réserver à Brassard. Mais la relation a démarré du bon pied.

«Il est très juste, soutient le Québécois. Si tu lui en donnes, il va t'en donner. Il est également très intense derrière le banc et ça se transmet chez ses joueurs.»

Chose certaine, si Tortorella lève le ton durant les matchs, il ne sera pas celui qui se lancera dans de grands débats avec lui.

«À ma première année à Columbus, j'étais jeune et Ken Hitchcock était fait dans le même moule: émotif, franc, il disait les vraies affaires... Mais ça n'aide pas de répliquer à l'entraîneur. Il est là pour diriger l'équipe et dans le fond, il est là pour ton bien.

«J'ai mûri, je suis capable d'en prendre et je n'ai plus de problème avec ça.»

Nash aussi devait partir

Brassard ne cache pas que le fait de passer plusieurs années dans un environnement perdant l'a drainé vers le bas. Il n'a pas pris de temps à rebondir, mais il ne cache pas son admiration pour son compagnon de trio Rick Nash, dont le purgatoire à Columbus a été pas mal plus long que le sien.

«J'ai joué cinq ans à Columbus et j'ai perdu la flamme durant ce temps-là. Rick, lui, est resté 11 ans là-bas. Il n'a fait les séries qu'une seule fois et ils ont perdu en quatre matchs. Il était capitaine et ça n'a pas été facile pour lui.

«Sauf qu'il a eu une super bonne année à New York et il est encore notre meilleur joueur en séries. Mais il est tellement étroitement surveillé... En ce moment, on essaie de s'aider et de générer de l'attaque pour l'équipe.

«Il est resté le même gars, mais c'était également bon pour lui de changer d'air.»




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