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Torey Krug ou l'instinct de survie

Torey Krug (à droite) est devenu le premier... (Photo Brian Snyder, Reuters)

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Torey Krug (à droite) est devenu le premier défenseur recrue depuis 1988 à enfiler des buts à chacun de ses deux premiers matchs éliminatoires.

Photo Brian Snyder, Reuters

(Boston) Les séries éliminatoires de la LNH sont souvent le théâtre de belles histoires. Celle qui se déroule sous nos yeux durant la série qui oppose les Rangers de New York aux Bruins de Boston met en scène un petit défenseur du nom de Torey Krug.

Cet arrière de 22 ans qui n'a jamais été repêché avait seulement 3 matchs d'expérience dans la LNH avant que les Bruins lui demandent de combler l'un des postes laissés vacants par les blessures à Dennis Seidenberg, Andrew Ference et Wade Redden.

Or, en amassant un but et une mention d'aide dans la victoire de 5-2, dimanche, Krug est devenu le premier défenseur recrue depuis Glen Wesley en 1988 à marquer à ses deux premiers matchs en séries éliminatoires.

Krug a, entre autres, épaté la galerie en récupérant une passe entre ses jambes et en replaçant habilement la rondelle afin de tirer. L'instant suivant, il ouvrait la marque.

«C'est un truc que je pratique parfois après les entraînements. Je suis chanceux que ça m'ait servi», a humblement commenté Krug.

Le jeune homme est un patineur dynamique et son aptitude à faire des jeux à grande vitesse a aidé les Bruins à prendre les Rangers de court dans cette série avec un jeu de transition beaucoup plus rapide que ce à quoi les «Blue Shirts» s'attendaient.

Mais Krug n'a pas le choix. L'instinct de survie fait partie intégrante de son plan de match.

«Je mesure 5'9 et je ne suis pas très costaud, alors je dois être en possession de la rondelle pour être un joueur d'impact, explique-t-il. Il faut que je sois confiant avec la rondelle. Si je ne crée pas de jeux, je ne serai pas efficace, et l'équipe va dénicher un gars de 6'2 qui pourra faire les mêmes choses que moi sans la rondelle.»

Il va continuer d'en entendre parler

L'entraîneur-chef Claude Julien veut encourager cette confiance chez ses jeunes défenseurs, qu'il s'agisse de Krug, de Matt Bartkowski ou de Dougie Hamilton.

«Avant son premier match, j'ai dit à Krug de ne pas avoir peur de faire des erreurs. Je lui ai dit: "Je sais à quel point tu es bon, je sais ce que tu es capable de faire, alors va le faire." La dernière chose qu'on veut, c'est qu'il joue sur les talons.»

Krug n'a pas le gabarit typique d'un défenseur ni d'un joueur qui a l'ADN des Bruins.

«Toute ma vie, on m'a dit que j'étais trop petit pour faire carrière comme défenseur», a confié celui que les Bruins ont embauché en tant que joueur autonome en mars 2012.

«Je l'ai entendu quand je me suis commis auprès de l'Université Michigan State. On disait: "Il n'y arrivera pas, il va constamment se faire tasser..." J'ai combattu ces perceptions-là toute ma vie et je vais continuer à en entendre parler à Boston.»

Le plus petit contient les plus lourds

Krug n'a joué que 12:56 dans le deuxième match, car Claude Julien voulait l'éloigner des meilleurs trios adverses. Mais ironiquement, le plus petit défenseur des Bruins s'est retrouvé opposé au trio le plus lourd des Rangers, celui de Brian Boyle, Taylor Pyatt et Derek Dorsett.

Julien estime qu'il s'est très bien tiré d'affaire.

«On avait le dernier changement et on pouvait le placer dans les situations qu'on voulait, mais ça risque d'être plus difficile à l'étranger», anticipe toutefois l'entraîneur.

Krug admet qu'il n'aurait pas été capable de faire ce qu'il fait en ce moment sans avoir d'abord passé du temps à Providence, dans la Ligue américaine, où il a appris à négocier avec des clients plus imposants et où sa confiance a fait boule de neige.

«Il y a eu des moments dans la LAH où j'avais de la difficulté à contenir les plus gros attaquants. Et me voilà rendu en séries de la Coupe Stanley face à Brian Boyle, qui est énorme!»

Même si Krug a un nom de famille prédisposé, il est trop tôt pour qu'il sorte le champagne. Le retour au jeu prochain de Seidenberg - qui, à l'instar de Redden, a fait le voyage à New York - pourrait l'envoyer sur la galerie de presse.

«On traversera le pont quand on sera rendu à la rivière», a dit Julien, hier midi.

Quoi qu'il arrive, trois points à ses deux premiers matchs à vie en séries, les deux dans un contexte victorieux? N'importe quel défenseur prendrait ça.




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