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Unités spéciales et prolongations: un net avantage à Boston

«L'enjeu de l'avantage numérique n'est pas seulement de... (Photo : Brian Snyder, archives Reuters)

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«L'enjeu de l'avantage numérique n'est pas seulement de marquer, mais aussi de maintenir le rythme du match de son côté», a rappelé le centre David Krejci, photographié à la droite de Milan Lucic et Matt Bartkowski.

Photo : Brian Snyder, archives Reuters

(BOSTON) Quand l'attaquant des Rangers de New York Derek Dorsett s'est retrouvé au banc des punitions, jeudi soir en prolongation, l'avantage numérique des Bruins de Boston n'en a pas profité.

Pourtant, il avait meilleure mine que ce qu'on avait vu de lui depuis longtemps. Et ça s'est révélé presque aussi important qu'un but.

«L'enjeu de l'avantage numérique n'est pas seulement de marquer, mais aussi de maintenir le rythme du match de son côté», a rappelé le centre David Krejci.

Or, c'est exactement ce que les Bruins ont fait. Ils se sont assurés de prendre le contrôle des opérations et l'ont gardé durant toute la prolongation. Et cela a semblé les mener inexorablement vers la victoire, une douzaine de minutes plus tard.

«Ils nous ont donné une fessée en prolongation», constatait l'entraîneur-chef des Rangers John Tortorella après la rencontre.

C'est la raison pour laquelle, au lendemain du premier match de cette demi-finale de l'Association de l'Est, il était autant question des unités spéciales. De l'infériorité numérique des Bruins qui, par l'agressivité de son échec-avant, a complètement empêché les Rangers de s'organiser. Et inversement, de l'attaque à cinq des Blue Shirts, qui est pitoyable depuis le début des séries. Deux buts en 31 occasions.

«Le plan est bien établi, on est tous sur la même longueur d'onde, mais pour une quelconque raison, on est incapables d'exécuter», a confié Rick Nash, qui n'a toujours pas marqué après huit matchs de séries.

«C'est frustrant. On le dit toujours, les unités spéciales vous font gagner des matchs et des séries.»

En effet, on le dit toujours. Mais est-ce si vrai que ça?

«On a gagné la Coupe Stanley il y a deux ans et ça n'a pas été à cause de l'avantage numérique, a répondu l'entraîneur-chef des Bruins, Claude Julien. Les Kings de Los Angeles ont fait la même chose l'an passé.

«C'est sûr qu'on veut que l'avantage numérique fonctionne et qu'il nous amène des buts. Mais en fin de compte, on joue presque 50 minutes à forces égales et nous, on est bon dans ce département-là. Si j'ai à choisir, je préfère être pourri en supériorité numérique et bon à forces égales.»

La bête noire des Rangers

Le gardien Henrik Lundqvist, lui, trouve que les Bruins n'ont cessé de gagner en confiance dans le premier match grâce à leurs échanges avec l'avantage d'un homme.

Le portier suédois a été excellent au moment d'écouler la punition au collègue Dorsett. Il a repoussé 45 tirs au fil de sa soirée. Pourtant, il s'en voulait après le match, car il jugeait avoir laissé une trop grande ouverture à Brad Marchand sur le but gagnant.

«J'étais trop accaparé par la rondelle de sorte que je me suis étiré en faisant mon mouvement au lieu de garder mes jambières collées, a expliqué Lundqvist. Quand de telles situations se présentent à vous, tôt ou tard, vous allez commettre des erreurs.»

Celle-ci n'a pas empêché Lundqvist de dormir, mais le gardien-vedette a lui-même relevé à quel point sa fiche en séries éliminatoires est déficiente lors des matchs qui nécessitent la prolongation. Seulement trois victoires contre onze revers depuis le début de sa carrière.

Le match de jeudi était déjà le troisième que perdaient les Rangers en supplémentaire.

«Je ne pense pas que ça entre du tout dans la tête des joueurs, estime Tortorella. Ce serait bien d'en gagner une, mais ça ne va pas jusque-là.

«Il faut avoir la mémoire courte, a renchéri Rick Nash. C'est terminé, à nous d'apporter les correctifs nécessaires.»

En tout cas, l'attaque anémique des Rangers a intérêt à s'exprimer rapidement au cours des prochains matchs. Car non seulement la troisième période semble sourire aux Bruins, mais la prolongation aussi...

L'invisible Brad Richards

Brad Richards a joué moins de 13 minutes en presque quatre périodes, jeudi, ce qui était quand même plus qu'à ses deux rencontres précédentes. Le centre de 33 ans n'a qu'un but en huit matchs des séries. L'ayant déjà vu faire la différence à ce temps-ci de l'année, John Tortorella n'est-il pas tenté de lui donner plus d'opportunités? «Quand ça fait longtemps qu'on dirige un joueur, ça vous traverse l'esprit, a répondu l'entraîneur. Mais les décisions qu'on prend sont pour le bien de l'équipe un soir donné. J'ai toujours espoir qu'il sorte le gros jeu, car je l'ai vu en faire par le passé. Mais cela dépend aussi de la façon dont les autres joueurs se comportent. Et en ce moment, d'autres jouent mieux que lui.»

Chara le bourreau de travail

Depuis le début des séries, Zdeno Chara est le seul joueur de la LNH à dépasser les 30 minutes d'utilisation par match. Et ça risque de continuer tant que les Seidenberg et Ference seront hors de combat. «Il est en forme, il a deux jours pour se reposer et, de toute façon, nous n'avons pas le choix», a dit Claude Julien au lendemain d'un effort de plus de 38 minutes de son capitaine. Son coéquipier David Krejci ne se surprend plus de ce que Chara accomplit. «Il aurait dû être finaliste pour le trophée Norris car c'est lui le meilleur défenseur, a dit Krejci. Il n'a peut-être pas tout le flair offensif d'un Erik Karlsson, mais il a été formidable pour nous.»




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