Souvent, quand un joueur en est à sa quatrième équipe en quatre saisons, c'est qu'il a encore des choses à prouver. Benoit Pouliot le sait fort bien.

Mis à jour le 12 févr. 2013
Richard Labbé LA PRESSE

On peut affirmer que le joueur d'Alfred, en Ontario, s'est promené souvent depuis 2009. Surtout pour un gars qui avait été le quatrième joueur choisi au repêchage de 2005. Après avoir raté son coup avec le Wild du Minnesota, l'équipe qui l'avait sélectionné, Pouliot a duré une saison et demie avec le Canadien, puis une seule saison, en 2011-2012, avec les Bruins de Boston.

Cette fois-ci, c'est le Lightning de Tampa Bay qui lui accorde une autre chance, et l'attaquant de 26 ans sait bien qu'il a intérêt à donner des résultats. Et vite.

«C'est sûr que c'est une année importante pour moi, admet-il en entrevue téléphonique avec La Presse. J'ai un contrat d'une seule saison, et c'est ma quatrième année complète dans la LNH. Je sais que les carrières ne durent pas longtemps.»

Pouliot croyait bien avoir trouvé sa place chez les Bruins, qui ont finalement choisi de l'envoyer au Lightning au mois de juin. «Je pensais que j'allais avoir un autre contrat avec Boston, mais dans ce milieu-là, ça change vite. Au bout du compte, ce fut une décision d'affaires de la part des Bruins. Il n'y avait pas d'animosité.»

Si Pouliot croyait pouvoir passer un peu de temps à Boston, l'histoire était bien différente à Montréal, selon lui. Le Canadien, qui est à Tampa ce soir pour y affronter le Lightning, n'avait pas vraiment de plans pour lui, estime-t-il aujourd'hui.

«Je savais que ça allait finir pour moi à Montréal, a dit Pouliot. Je m'y attendais, c'est comme ça. Mais j'ai encore des amis au sein du Canadien, et c'est toujours spécial de jouer contre eux; l'intensité monte d'un cran chaque fois. J'ai adoré le temps que j'ai passé à Montréal, une de mes meilleures expériences dans la LNH. Les jours de matchs, on arrive à l'aréna et on sait que ça va être plein.»

Un de ses meilleurs débuts de saison

Pouliot souhaite maintenant pouvoir retrouver son rythme et sa gloire d'antan avec le Lightning. Il juge que c'est plutôt bien parti puisqu'il s'est offert trois buts et trois passes en 11 rencontres depuis l'ouverture du calendrier régulier.

«Je dirais que c'est un de mes meilleurs débuts de saison... À Tampa, ce n'est pas du tout comme à Boston. Tout est dans les petits détails, dans l'importance du jeu en défense. Ça m'a pris un peu de temps pour m'habituer à ce nouveau style, mais je commence à jouer beaucoup mieux. Les attentes sont assez grandes à Tampa Bay. L'équipe est allée chercher des gars comme Sami Salo et Matt Carle pendant l'été... Il y a deux ans, le club est arrivé à une victoire de la finale, et le même noyau de joueurs est encore là.»

Mais ces jours-ci, ça ne va pas si bien pour le Lightning , qui vient d'échapper quatre matchs consécutifs et qui n'a pas gagné depuis le 1er février. Au moins, la formation de l'entraîneur Guy Boucher peut toujours miser sur l'un des meilleurs marqueurs de la ligue en Steven Stamkos, qui a 17 points en 11 matchs.

«On dirait qu'il marque chaque soir, a conclu Pouliot. Je n'ai pas souvent eu l'occasion de jouer contre lui depuis que je suis dans la LNH, mais chaque fois que c'est arrivé, je trouvais qu'il était toujours le joueur le plus dangereux du Lightning.»