L'entraîneur des gardiens du Canadien, Pierre Groulx, est heureux de voir Jaroslav Halak devant la cage des Blues de St-Louis. Comptez-le parmi ceux qui ont particulièrement hâte au match de ce soir.

Mis à jour le 10 janv. 2012
Marc Antoine Godin LA PRESSE

«C'est l'une des principales satisfactions pour un entraîneur des gardiens que de voir un gardien auxiliaire obtenir la gloire d'un numéro un, que ce soit au sein de notre organisation ou ailleurs, a raconté Groulx.

«À chaque fois qu'un gardien améliore son statut, comme c'est le cas pour Curtis Sanford qui a un certain succès avec les Blue Jackets de Columbus, c'est agréable de voir ça.»

L'entraîneur franco-ontarien, que Jacques Martin avait attiré à Montréal de l'organisation des Panthers de la Floride, a vécu un premier succès avec Craig Anderson, qui a fleuri chez les Panthers et qui est aujourd'hui le numéro un à Ottawa.

Halak, lui, a souvent identifié Roland Melanson comme son mentor, mais c'est Pierre Groulx qui était son tuteur l'année où il a fait vibrer Montréal avec des performances étincelantes en séries.

«On ne peut pas renier le bon travail de départ que Rollie a d'abord fait avec Jaro, convient Groulx. Lorsque je suis arrivé, Carey gardait souvent les buts en début d'année, ce qui a fait en sorte que j'ai passé beaucoup de temps avec Halak. J'ai vu son ardeur au travail augmenter de jour en jour.

«Ça nous a pris du temps à établir une relation, mais une confiance mutuelle s'est développée.»

Et le fruit de leur labeur s'est matérialisé au cours d'un printemps absolument magique. Halak en a profité, le Canadien en a profité... et Price aussi.

«Carey le dit lui-même, c'est une expérience à travers laquelle il avait besoin de passer, note Groulx. Durant ce mois et demi où il n'a pas joué, ça m'a permis de passer plus de temps avec lui.»

Ils sont tous différents

Les tensions qui existaient entre Price et Roland Melanson sont devenues publiques à la fin du règne de ce dernier chez le Tricolore. Groulx s'est amené avec une approche différente qui a semblé convenir davantage à Price.

Mais l'entraîneur des gardiens travaille autant - sinon davantage - avec le gardien auxiliaire. Dans le cas de Groulx, le travail quotidien a payé avec Craig Anderson puis avec Jaroslav Halak, mais il s'est ensuite vu confier la responsabilité de deux auxiliaires, Alex Auld et Peter Budaj, qui ont vu très peu d'action dans l'ombre de Price.

«Chaque gardien est différent parce que chacun possède des lacunes différentes, explique Groulx. Ça nous force à travailler sur des détails qui ne sont pas les mêmes. Au niveau du physique et des capacités athlétiques, des gardiens comme Auld et Budaj sont également très différents. Auld est un gardien imposant qui cherche à bloquer la rondelle tandis que Budaj est davantage un gardien de réaction.»

Groulx est très heureux du tandem qu'il a sous la main cette année. Il décrit Price comme un compétiteur qui a soif de victoire et Budaj comme un travaillant qui n'hésite pas à mettre les bouchées doubles.

«J'ai souvent de la misère à sortir Budaj de la patinoire, confie-t-il. Mais il faut souvent que je modifie mes exercices et que je change la routine de façon à ce que ça demeure un plaisir pour lui, jour après jour, de sauter sur la glace.»