Frédéric St-Denis a fait son petit bonhomme de chemin au camp du Canadien. Ni vu ni connu, ou presque. Mais c'est une excellente chose dans le cas du défenseur âgé de 25 ans. Ça signifie qu'il s'est bien acquitté de sa tâche.

Robert Laflamme LA PRESSE CANADIENNE

St-Denis a été un des trois joueurs retranchés, mercredi, en compagnie du gardien Nathan Lawson et de l'attaquant Brian Willsie. Malgré tout, il était assuré plus que jamais d'une chose: il possède les atouts lui permettant d'évoluer dans la LNH.

«Peu de gens me voyaient encore ici à ce stade du camp», a souligné l'athlète natif de Greenfield Park, sur la rive-sud de Montréal, peu de temps avant son retranchement.

«Moi, je n'ai aucun doute que je peux jouer dans la Ligue nationale, a-t-il déclaré. Je veux, par mon jeu, forcer la main des dirigeants du Canadien.»

St-Denis, mis sous contrat à titre de joueur autonome vers la fin de l'hiver 2009, a dit avoir connu son meilleur camp depuis qu'il fait partie de l'organisation.

«C'est sûr que j'ai attiré l'attention des dirigeants, mais je n'ai rien accompli encore, a-t-il mentionné. Je veux être le premier rappelé en cas de besoin pendant la saison.»

Il reste 10 défenseurs en santé au camp. L'arrivée d'Alexei Yemelin, ainsi que les mises sous contrat des Raphael Diaz et Chris Campoli l'ont fait reculer au sein de la «liste de profondeur» de l'organisation en défense. Mais les choses peuvent changer rapidement, comme on l'a constaté la saison dernière, et les services de St-Denis pourraient bien être requis en cours de saison.

«Je me suis bâti une belle confiance la saison dernière, particulièrement en séries éliminatoires, a-t-il expliqué. Les Bulldogs sont allés loin et j'ai joué un rôle important. Je me suis présenté au camp en surfant sur cet élan de confiance.»

Auteur d'un dossier de 23 points en 76 matchs en saison régulière, le défenseur a ajouté 10 points (1-9) en 20 rencontres des séries.

St-Denis, un ancien des Patriotes de l'UQTR et des Voltigeurs de Drummondville, a pris part à trois matchs depuis le début du calendrier préparatoire du Canadien. Il n'a pas amassé de point, mais il a été efficace dans sa zone (fiche de -1 en défense).

«Je ne doute plus que je sois capable de tenir mon bout. J'estime l'avoir prouvé dans les matchs hors-concours», a-t-il répété.

Pour lui, c'est une question de se voir finalement offrir sa chance. Le fait que Randy Cunneyworth, l'entraîneur des Bulldogs la saison dernière, se retrouve aux côtés de Jacques Martin cette saison pourrait l'approcher de son rêve, soit de faire ses débuts dans la LNH dans l'uniforme bleu-blanc-rouge.

Price est prêt

Les camps d'entraînement se suivent et se ressemblent pour Carey Price. Celui de cette année est un «copier-coller» de celui de l'an dernier, la grippe en boni.

«Les camps d'entraînement sont éreintants physiquement et on dirait que je suis plus fragile aux virus vers la fin, a fait remarquer, mercredi, le jeune gardien, qui combattait un début de grippe. Nous nous retrouvons en groupe et les virus se répandent plus facilement.»

L'an dernier, Price avait combattu la grippe quelques jours avant que le Canadien n'entreprenne sa saison à Toronto. Au moins cette année, sa participation au match inaugural de l'équipe n'est pas compromise.

Pour le reste, Price dit connaître un camp en crescendo, en tout point semblable à celui de l'an dernier. Une première sortie laborieuse, suivie de performances de plus en plus solides. À une semaine de l'ouverture de la saison, il se dit d'attaque à reprendre là où il avait laissé.

«Je me connais, je sais que je commence les camps d'entraînement lentement. C'est pour ça qu'on tient des camps d'ailleurs, a-t-il souligné. L'été dernier, j'ai décroché totalement du hockey. C'était nécessaire après la saison très occupée que je venais de connaître. Je dois me ménager, je le sais, sinon je ne pourrais pas tenir le coup pendant toute une saison. J'arriverais aux Fêtes à bout de souffle. Avec les années, j'ai appris à bien gérer mon niveau d'énergie. C'est pour cette raison que mes mauvais débuts de camp ne m'inquiètent nullement. Maintenant, j'ai simplement hâte que la saison commence.»