Quelques instants seulement après le début de l'entraînement, Sidney Crosby patinait à plein régime et il n'a jamais levé le pied de l'accélérateur au cours d'un long entraînement qui l'a encouragé.

Alan Robinson LA PRESSE CANADIENNE

Crosby, qui a subi une commotion cérébrale il y a huit mois, a évité tout contact samedi, alors que le camp des Penguins de Pittsburgh s'amorçait officiellement. On ne sait toujours pas quand la plus grande vedette de la LNH pourra donner et recevoir des mises en échec, une étape cruciale avant son retour au jeu.

Mais s'il y avait des doutes que le no 87 avait perdu de sa vitesse, de son intensité ou de sa compétitivité au cours de son absence, ils ont rapidement disparu alors qu'il s'est donné à fond au cours de l'entraînement et qu'il a atteint le niveau d'intensité le plus élevé depuis qu'il a disputé son dernier match dans la LNH le 5 janvier.

«J'ai travaillé aussi fort que possible», a déclaré Crosby, visiblement fatigué après un entraînement de plus d'une heure. «Je n'avais pas encore maintenu cette intensité aussi longtemps. Ça fait du bien.»

Crosby prévoit s'imposer un entraînement semblable dimanche et poursuivre de cette manière à chaque jour au cours du camp, qu'il veut approcher comme tous les autres - commotion cérébrale ou pas.

Crosby a fait des progrès considérables dans sa rééducation depuis qu'il a commencé à ressentir des maux de tête le mois dernier. Il s'entraînait alors à 90% dans sa Nouvelle-Écosse natale.

Les Penguins ont l'intention de ne pas pousser Crosby plus qu'il le faut afin d'éviter de retarder son retour au jeu et ils n'ont donné aucune indication concernant le moment où il pourra s'entraîner avec contacts.

Ted Carrick, un neurologue qui fait partie de l'équipe médicale qui entoure Crosby, s'est dit déçu des Penguins et a affirmé dans une station de radio de Pittsburgh, vendredi, que Crosby est aussi prêt que tous les autres joueurs de la LNH à encaisser des contacts.

Les Penguins préfèrent toutefois jouer de prudence et n'ont pas l'intention de permettre à Crosby de s'entraîner avec contacts jusqu'à ce qu'ils soient convaincus à 100% qu'il ne souffre plus de symptômes de commotion cérébrale.

«C'est le médecin de l'équipe (Charles Burke) qui aura le dernier mot, a indiqué Crosby. C'est lui qui devra me donner le feu vert. C'est sa décision. Nous sommes toujours en contact. Tout le monde sera au courant de ce qui se passe avant de franchir chaque étape.»