Patrice Bergeron était un joueur de hockey heureux et un homme soulagé après la victoire de 2-0 de ses Bruins aux dépens du Lightning. Non seulement son équipe venait de prendre les devants 2-1 en finale d'association, mais il venait de disputer un premier match après une absence de deux semaines en raison d'une commotion cérébrale.

Publié le 20 mai 2011
François Gagnon LA PRESSE

«Oui c'est un gros soulagement. Mais après deux semaines, je me sentais bien. J'étais convaincu d'être remis à 100% et je n'étais pas vraiment inquiet. Je suis content de mon match, de notre match. On a disputé une grosse partie collectivement. Ça faisait du bien de revenir dans l'action», a indiqué Bergeron qui a été sonné après une mise en échec de Claude Giroux, des Flyers de Philadelphie, lors du quatrième et dernier match de la série balayée par les Bruins en deuxième ronde.

Une mise en échec légale?

«J'ai revu le coup et même si je considère qu'il est venu avec un peu de retard, je crois que c'était légal. Ça ne m'a pas empêché d'être très déçu lors de la première nuit qui a suivi l'impact. Avec l'expérience acquise après ma première commotion, je savais à quoi m'en tenir. Je savais que c'était moins grave et que tout reviendrait à la normale plus rapidement. Mais on était en séries et je ne voulais pas rater beaucoup de matchs. Heureusement, nous avons gagné ce soir-là et même si je me suis absenté deux semaines, je n'ai raté que deux parties. Tout est positif maintenant», assurait Bergeron après le match.

Un match qu'il a disputé sans la moindre crainte. «Si je suis revenu, c'est parce que je savais qu'il n'y avait rien à craindre. Je n'appréhendais donc pas le premier coup, la première mise en échec», a insisté Bergeron.

Claude Julien s'est d'ailleurs assuré d'obtenir cette confirmation de Bergeron avant de lui donner le feu vert. «Lorsque les médecins m'ont dit que Patrice pouvait jouer, je suis allé le voir avant de décider. Je voulais qu'il m'assure qu'il était vraiment prêt à revenir. Il m'a convaincu et en a fait la preuve lors du match. Il a été solide au cercle des mises en jeu et a aussi permis à ses compagnons de jeu habituels - Mark Recchi et Brand Marchand - de connaître un bien meilleur match», a indiqué Claude Julien.

Thomas parfait

Après avoir signé son 10e jeu blanc de la saison, son premier des séries, Tim Thomas tenait à partager ses succès personnels avec ses coéquipiers.

«Nous avons disputé un match beaucoup plus fidèle à notre style de jeu. Je me sentais à l'aise devant mon but parce que mes coéquipiers me facilitaient le travail en jouant comme je suis habitué de les voir jouer», a indiqué le vétéran gardien avant de rendre hommage à Patrice Bergeron.

«Patrice est l'un sinon le meilleur joueur de notre équipe. C'est évident que nous formons un meilleur club quand il est présent. Mais ce qui nous réjouit tous davantage, c'est de le voir en forme et en santé. Avec ce qu'il a traversé, c'était inquiétant de le savoir encore aux prises avec une commotion. C'est un grand soulagement de le voir en forme et performant comme il l'a été ce soir», a poursuivi Thomas.

Le Lightning déçu

Dans le vestiaire du Lightning, on était déçu de l'issue de la rencontre.

«Nous sommes choqués d'avoir perdu ce soir et de nous retrouver en arrière 2-1. Ça va durer 10 minutes, on va s'essuyer et penser au match qui s'en vient», a lancé Martin St-Louis les dents serrées.

«On n'a pas mal joué, mais nous n'avons vraiment pas compliqué son travail assez devant le filet. Les gardiens dans la Ligue sont tellement forts aujourd'hui qu'ils vont arrêter toutes les rondelles qu'ils voient», a lancé St-Louis qui a vu Tim Thomas réalisé un de ses bons arrêts à ses dépens en fin de troisième pendant une attaque massive.

«J'ai décoché un bon tir du revers. Il a fait un bon jeu», a indiqué St-Louis lorsqu'on lui a demandé s'il avait le plein contrôle de la rondelle lors de cette manoeuvre.

«Je ne veux rien enlever à Thomas. Surtout que sur nos 31 tirs on a obtenu de bonnes occasions. Mais on a facilité son travail et nous ne sommes pas allés chercher les rebonds», a poursuivi Vincent Lecavalier.

«Après les deux matchs ouverts du début de la série, j'étais convaincu que nous reviendrions à du jeu plus serré. C'est ce qu'on a vu ce soir. Malheureusement, l'erreur commise sur notre premier but nous a coûté très cher. On ne pouvait pas se permettre de laisser un adversaire tout seul comme ça dans l'enclave. On l'a fait. On a payé pour. C'est plate, parce qu'après ce but, nous avons bien joué. Malheureusement, les Bruins ne nous ont rien donné. C'est normal. On affronte une très bonne équipe. En plus,  leur deuxième but a fait très mal en fin de match», a ajouté Guy Boucher.

Les deux équipes devraient s'entraîner légèrement vendredi avant de se croiser à nouveau samedi (13h30) au St.Pete Times Forum pour le quatrième match de la série.