Pendant que le Lightning et les Bruins bataillaient pour prendre les devants dans la finale d'association qui oppose les deux équipes, la nouvelle du transfert imminent des Thrashers d'Atlanta à Winnipeg a déferlé à Tampa comme dans tous les coins et recoins de la LNH.

Publié le 19 mai 2011
François Gagnon LA PRESSE

Selon le collègue Stephen Brunt, du Globe and Mail, l'annonce de la vente des Thrashers au groupe True North et du déménagement à Winnipeg serait confirmée en début de semaine prochaine par la LNH.

Présent au match Bruins-Lightning à Tampa, le commissaire Gary Bettman est demeuré loin des journalistes. On l'a toutefois aperçu à la télé alors que la nouvelle déferlait sur les médias sociaux. Les yeux rivés sur son téléphone intelligent, il hochait la tête négativement. Plusieurs collègues proches du dossier ont ensuite indiqué sur Twitter que si le dossier de la vente et du transfert des Thrashers suivait son cours, il était prématuré de conclure qu'il était réglé.

Conclu ou non, ce dossier a fait réagir les Québécois des deux équipes.

«Le hockey est notre sport national et j'espère vraiment que nous reverrons des équipes à Winnipeg et à Québec. Ce sont deux bonnes villes de hockey», a indiqué l'entraîneur-chef des Bruins.

«On veut revoir du hockey à Québec et ailleurs au Canada, c'est certain. Mais je veux d'abord et avant tout que la LNH s'installe dans des marchés où le hockey va marcher. Nous sommes installés dans une ville qui n'est pas naturelle pour le hockey, ça ne nous empêche pas de compter sur des partisans passionnés et d'avoir une organisation solide. C'est ce qui compte le plus à mes yeux», a ajouté Guy Boucher.

Le Québécois Patrice Bergeron avait des sentiments partagés. «C'est plate pour les fans d'Atlanta, mais c'est un très bon coup pour les gens de Winnipeg. Étant originaire de Québec, c'est évident que je milite d'abord pour ma ville et que si les Thrashers vont à Winnipeg et que les Coyotes restent à Phoenix, ça retardera notre dossier. Mais pour l'instant, il n'y a pas de Colisée. Ça nous donne le temps de le bâtir et de trouver l'équipe qui va s'y installer», a ajouté Bergeron.