La bonne nouvelle, c'est que Max Pacioretty fait du progrès. La moins bonne nouvelle, c'est qu'il ne faut pas s'attendre à le revoir dans le maillot du Canadien cette saison.

Mis à jour le 31 mars 2011
Richard Labbé LA PRESSE

C'est du moins l'opinion d'Alexander Schall, son agent. Selon Schall, le jeune attaquant du Canadien devrait être à 100% de ses capacités en septembre, au moment d'amorcer le camp d'entraînement.

En attendant, c'est la prudence qui est de mise.

«Il prend du mieux, mais dans un cas comme le sien, il faut être très prudent, a fait savoir l'agent en entrevue téléphonique, jeudi. Je sais que la direction du Canadien va s'assurer que Max soit à 100% avant même de lui permettre de s'entraîner avec ses coéquipiers. Il y a une possibilité qu'il soit capable de remettre les patins avant la fin de la saison, mais on ne parle pas d'un retour au jeu. La prédiction la plus prudente et réaliste, c'est qu'il va être prêt pour le camp d'entraînement, pas avant.»

Pacioretty, qui est à l'écart du jeu depuis cette désormais célèbre mise en échec de Zdeno Chara, le 8 mars, n'est plus victime d'étourdissements. Les maux de tête ont cessé également.

«C'est la bonne nouvelle, les symptômes liés à la commotion cérébrale ont disparu, d'ajouter Alexander Schall. Son moral est bon, et il a bien sûr très hâte de recommencer à patiner. Avec les blessures à la tête, on ne sait jamais; si tout va bien, qui sait, il pourrait peut-être se remettre à patiner plus vite que prévu.»

Comme toutes les victimes de commotion cérébrale, Pacioretty doit reprendre l'entraînement de façon graduelle. Il va d'ailleurs se soumettre à des entraînements plus rigoureux en gymnase en cours des prochains jours. L'étape suivante sera de remettre les patins pour patiner en solitaire.

«Et encore là, il faut être très prudent; s'il n'est pas prêt, une chute en patins pourrait avoir des répercussions très négatives, de préciser son agent. Il y a une sorte de calendrier à respecter chez les victimes de commotions cérébrales, et Max n'y fait pas exception. Si tout va bien en patins, il pourra ensuite retrouver ses coéquipiers lors des entraînements. Il doit obtenir le feu vert des médecins avant même de penser à remettre les patins.»

Tout compte fait, Alexander Schall estime que son célèbre client est chanceux de s'en tirer ainsi. Alors qu'il ne bougeait plus sur la glace du Centre Bell, on a cru un instant que la carrière de Pacioretty était compromise.

Schall y a pensé lui aussi.

«D'une certaine façon, oui, on peut dire qu'il a eu de la chance de s'en tirer ainsi. Il est capable de marcher et de parler, alors si en plus il peut se remettre à jouer au hockey, c'est vraiment formidable.»

Avant de tomber au combat contre Boston au Centre Bell, l'ailier gauche de 22 ans avait disputé un total de 37 rencontres cette saison, récoltant 14 buts et 10 mentions d'aide.

Il deviendra joueur autonome avec compensation au terme de la saison.