C'est du haut de la galerie de presse que Ian Laperrière suivra le match Canadien-Flyers lundi soir dans la ville de l'amour fraternel.

Mis à jour le 22 nov. 2010
François Gagnon LA PRESSE

Un duel fort attendu en marge de la victoire de 3-0 remportée par le Canadien, mardi dernier, à Montréal. Mais aussi, mais surtout, en raison des menaces à peine voilées proférées par Mike Richards à l'endroit d'un P.K. Subban trop arrogant et volubile au goût du capitaine des Flyers.

Joueur robuste s'il en est un, Ian Laperrière serait le premier à chercher noise à Subban s'il pouvait chausser les patins.

«Richie (Mike Richard) n'est pas le genre de gars à lancer des menaces en l'air. Il n'a pas aimé l'attitude du gars et il l'a dit. Comprenez bien une chose : Mike n'a rien contre P.K. Subban le joueur de hockey. Un défenseur de ce talent, on voudrait l'avoir dans notre club. Mais c'est un fait que Subban passe son temps à se plaindre après les jeux qui dérange. Un moment donné, assez c'est assez. Je suivais le match de l'autre soir à la télé et même de mon salon il (Subban) me tombait sur les nerfs. Si j'avais la chance de jouer ce soir, je peux t'assurer que son nom serait sur mon plan de match. Je ne dis pas que Mike ou un autre va partir après lui, mais il devra être conscient de ce qu'il fait sur la patinoire et assumer ses responsabilité», a lancé Laperrière lors d'un entretien avec La Presse dimanche matin.

Concours de circonstances qui pourrait mettre un peu plus le feu aux poudres, P.K. Subban occupe la une de la revue Hockey News de cette semaine...

L'exubérance d'un Ovechkin

Dans le vestiaire du Canadien, on est venu à la rescousse de Subban au cours des derniers jours. Les coéquipiers du défenseur seront prêts à toute éventualité lundi soir.

«P.K. est comme il est. Il prend de l'expérience et ce sera intéressant de voir comment les choses vont évoluer lundi à Philadelphie. S'il a besoin de moi, je serai là, bien sûr, mais P.K. peut faire mal à l'adversaire de bien des façons. Et s'il les hante comme il l'a fait mardi, ce sera une bonne chose pour notre équipe», indiquait le vétéran Hal Gill après la victoire de 2-0 du Canadien aux dépens des Maple Leafs.

Tout à l'opposé de son jeune coéquipier défenseur en matière de tempérament, le vétéran Jeff Halpern assurait que Subban devait maintenir le cap en matière d'attitude et de combativité et de ne surtout pas se laisser impressionner par les critiques des adversaires.

Il n'hésitait d'ailleurs pas à utiliser le grand Alexandre Ovechkin comme base de comparaison.

«À sa saison recrue, Alexander Ovechkin sautait dans la baie vitrée après ses buts et narguait bien plus le banc des Flyers. L'entraîneur Glen Hanlon disait à l'époque qu'il ne fallait surtout pas éteindre son excitation et son enthousiasme. Ovie est resté le même joueur et aujourd'hui, il transporte son équipe avec son enthousiasme. Subban est le même genre de gars. On veut que son exubérance énergise notre équipe. Parfois on ne passe pas par quatre chemins pour le ramener à l'ordre, mais en même temps, on ne veut pas étouffer la passion qu'il a», plaidait le tranquille joueur de centre qui a enfilé son cinquième but de la saison, son deuxième but gagnant de l'année, samedi contre Toronto.

Entre les lignes

> Samedi, au Centre Bell, Carey Price a stoppé à 62 la séquence de parties au cours desquelles le Canadien n'a pu blanchir ses rivaux de Toronto à Montréal. C'est long 62 parties. Tellement qu'il a fallu remonter jusqu'au 12 novembre 1977 pour retracer ce dernier blanchissage aux dépens des Leafs. Ken Dryden était alors devant le filet. Montréal avait gagné 5-0...

> Daniel Brière a eu un dimanche fort chargé. Il a chaperonné un groupe de 12 amateurs de sports de l'Outaouais qui étaient ses invités lors du match de la NFL opposant les Eagles aux Giants de New York. Il recevra les membres du même groupe au match Canadien-Flyers lundi soir. «J'avais mis ce voyage aux enchères lors de mon tournoi de golf à Gatineau l'été dernier. Ces sportifs ont donné un bon montant à ma fondation alors je leur en redonne pour leur argent en fin de semaine», expliquait Brière...