Il y a une semaine, les preneurs aux livres auraient donné autant de chances aux Maple Leafs de Toronto de battre le Canadien samedi, au Centre Bell, qu'ils en accordent aux Argonauts de surprendre les Alouettes dimanche, au stade olympique, en finale de l'Est de la Ligue canadienne de football.

Mis à jour le 19 nov. 2010
François Gagnon LA PRESSE

C'est à dire très peu...

Après des victoires contre Vancouver, Boston et la Caroline, le Canadien s'apprêtait à blanchir les Flyers de Philadelphie considérés par plusieurs comme la meilleure équipe de l'Association Est cette saison.

Quant aux Leafs, ils s'embourbaient dans des séquences de huit revers consécutifs, dont deux seulement encaissés en fusillade, et d'une seule victoire (1-8-3) à leurs 12 dernières rencontres.

Mais voilà, une remontée de quatre buts en troisième période a transformé une défaite honteuse en victoire surprenante de 5-4 aux dépens des Predators de Nashville mardi. Une victoire qui a servi de tremplin à un deuxième gain consécutif celui-là de 3-1 aux dépens des Devils du New Jersey, jeudi, à Toronto.

C'est donc ragaillardis par ces deux victoires et aussi par le fait que le Canadien s'est fait blanchir par les mêmes Predators qu'ils ont battus mardi que les Leafs débarquent à Montréal.

«C'est deux victoires ont fait beaucoup de bien. Elles ont remonté le moral de tout le monde. Elles nous permettent de partir plus confiants en direction de Montréal où nous avons l'intention de disputer un fort match contre le Canadien», a lancé François Beauchemin joint par La Presse alors que le vétéran défenseur et ses coéquipiers s'apprêtaient à quitter Toronto.

Fiche trompeuse

Si le moral et la confiance fluctuent à la hausse dans le vestiaire des Leafs, Beauchemin assure que la séquence de huit revers de suite ne traduisait pas la qualité du jeu offert par son équipe.

«On ne jouait vraiment pas aussi mal que ces défaites le laissent croire. Des petits relâchements coûteux et le fait que nos unités spéciales ne fonctionnaient pas nous ont fait très mal. On ne marquait pas en avantage numérique (3 en 34) et on a donné 10 buts en huit matchs (26 occasions). Ça diminue tes chances de victoires. Lors des deux derniers matchs, on a marqué six fois en PP (quatre fois contre Nashville) et on n'a pas accordé de buts en désavantage. Ça change tout. Il faudra garder le même rythme demain à Montréal pour se donner des chances de battre le Canadien», convenait Beauchemin.

Fiers papas

Si les matchs Toronto-Montréal suscitent toujours une émotion particulière pour Beauchemin et ses coéquipiers, ces derniers profiteront aussi d'un appui supplémentaire.

«C'est la tournée familiale en fin de semaine. Nous sommes tous accompagnés par nos pères. C'est spécial et cela dégage une atmosphère particulière autour de l'équipe», a lancé le défenseur dont le papa a fait le voyage Sorel-Toronto pour y rejoindre fiston avant de revenir vers la Métropole.

Les joueurs qui ont perdu leur père au cours de leur carrière, comme c'est le cas pour Jean-Sébastien Giguère, seront accompagnés par un autre membre de leur famille au cours du week-den. Le vétéran gardien sera épaulé par son frère.

Cela dit, Giguère sera sur la touche pour cette première visite des Leafs à Montréal cette saison. Blessé à l'aine lors du match de mardi contre Nashville. il sera à l'écart pour une dizaine de jours.

C'est donc Jonas Gustavsson qui prendra la relève. Ce qui n'est pas une mauvaise nouvelle pour les Leafs et leurs partisans, cas en trois matchs contre le Canadien, le gardien suédois présente un dossier de deux victoires et un revers en prolongation.

Giguère n'est pas le seul absent de marque. Les Leafs sont aussi privés des services de leur capitaine Dion Phaneuf qui a retraité au vestiaire le 2 novembre dernier lors du match opposant Toronto et Ottawa. Phaneuf a subi une lacération à une jambe lorsqu'il a été accidentellement atteint par la lame du patin de Peter Regin.

«Il n'a pas recommencé à patiner et on ne s'attend à le revoir avec nous avant quelques semaines», a mentionné François Beauchemin qui est depuis jumelé à Mike Komisarek.

«On nous donne le mandat d'affronter les gros trios des autres équipes. Jusqu'à maintenant, ça va bien. On se complète bien et nous nous assurons de minimiser les erreurs.»

Phil Kessel domine les Leafs avec neuf buts. Il occupe toutefois le troisième rang de son équipe avec 13 points, derrière Clarke MacArthur (7 buts, 17 points) et Mikhail Grabovski (5 buts, 14 points).