Sidney Crosby est assuré d'une chose: la LNH n'aura pas besoin de créer artificiellement une rivalité quand les Capitals et les Penguins vont s'affronter à l'occasion de la classique en plein air du 1er janvier, à Pittsburgh.

Alan Robinson ASSOCIATED PRESS

Crosby affirme que les duels Capitals-Penguins sont très intenses. Le commissaire de la LNH Gary Bettman argue que c'est sans doute la plus forte rivalité existante actuellement.

La LNH a choisi une des plus chaudes journées de l'été afin de mousser une activité hivernale. Crosby et ses coéquipiers québécois Pascal Dupuis et Maxime Talbot ainsi que Mike Knuble et David Steckel des Capitals se sont amusés à effectuer des lancers entre les poteaux du but au Heinz Field, vaste domicile des Steelers de la NFL.

Knuble s'est d'ailleurs élancé sur une plateforme de bois placée à quelques centimètres au-dessus du terrain du Heinz Field et placé son tir des poignets directement entre les poteaux des buts. C'est peut-être le premier but d'un joueur de la LNH sur le terrain des Steelers de Pittsburgh, ou est-ce le premier placement?

À l'occasion d'une journée ensoleillée où le mercure indiquait 30 degrés Celsius - soit environ 25 degrés de plus que la moyenne d'un 1er janvier à Pittsburgh - la présence de nombreux joueurs de la LNH illustrait à la perfection la belle relation qui existe entre le hockey et le football.

Comme l'a déclaré le président des Penguins David Morehouse, Pittsburgh a longtemps été reconnue comme étant une ville de football, mais c'est désormais une grande ville de hockey aussi.

La patinoire s'insèrera à merveille sur le terrain du Heinz Field, entre les lignes de 20 verges, et ce sont les spectateurs qui en bénéficieront le plus. Ces derniers n'avaient pas été en mesure d'apprécier pleinement le spectacle lors des deux dernières classique hivernales - au Fenway Park ainsi qu'au Wrigley Field - dans des stades destinés d'abord au baseball.

Les joueurs seront néanmoins à l'extérieur.

«Nous aurons une belle opportunité de créer des souvenirs dans un événement aussi spécial que celui-ci, a dit Crosby. Tout semble être en place pour donner un bon spectacle. J'ignore à quoi ça ressemblait dans un stade de baseball, mais dans ce cas-ci tout semble être à la bonne place.»

Quoiqu'il en soit, pour Talbot le match du 1er janvier entre les Penguins et Capitals ne sera pas comme les autres rencontres du calendrier régulier.

«C'est de toute évidence une grande rivalité, a confié Talbot. Je me souviens que je regardais un match à la télé l'an dernier contre les Capitals (défaite de 5-4 en prolongation le 7 février), tandis que j'étais blessé, et de m'être dit que je n'avais jamais vu un match de saison régulière aussi intense que celui-là.»

Le prix des billets n'a toujours pas été annoncé, même si les détenteurs de billets de saison des Penguins auront l'opportunité d'acheter leur siège en premier dans le stade de 65 500 places. Les Capitals recevront aussi leur dû.

Il y aura par ailleurs un autre match à l'extérieur cette saison. Les Canadiens de Montréal affronteront les Flames de Calgary le 20 février, à Calgary, à l'occasion du premier match extérieur au Canada depuis celui de 2003 entre le Canadien de Montréal et les Oilers d'Edmonton.