La recette gagnante était simple. Jaroslav Halak a tout d'abord corrigé les fautes de ses coéquipiers pour leur permettre de retrouver leur calme en début de match. Puis, on a trouvé le moyen de frustrer Alexander Ovechkin en l'empêchant de réussir un seul tir au but. Avec une défensive d'équipe impeccable dirigée par Jaroslav Spacek, la meilleure attaque de la LNH n'a jamais trouvé son air d'aller. Dans les circonstances, la porte était ouverte pour une surprise. Il restait aux gros canons du Canadien de profiter de la situation. Or, Michael Cammalleri, Scott Gomez et Tomas Plekanec ont tous marqué pour écrire un scénario gagnant.

Pierre Ladouceur LA PRESSE

Halak pour la défense

On attendait avec anxiété pour savoir qui aurait le mandat d'affronter Ovechkin. Or, les trois duos d'arrières ont eu à travailler contre l'as attaquant des Capitals en première période, même si Spacek a hérité de ce rôle plus souvent que les autres. Mais en bout de ligne, si le Canadien a pu retraiter au vestiaire avec une égalité de 1-1 après 20 minutes, c'est surtout qu'Halak a été superbe en arrêtant 18 des 19 rondelles dirigées vers son filet. Et, sur le but des Capitals, celui de Joe Corvo, la circulation était lourde entre le tireur posté à la ligne bleue et le filet. De toute façon, ce but est survenu après un revirement commis par Spacek. En attaque, le Canadien ne s'est pas pointé souvent en zone offensive obtenant la majorité de ses tirs lors de ses deux avantages numériques. D'ailleurs, le but de Cammalleri a été inscrit sur le jeu de puissance. Encore une fois, c'est une brillante passe transversale d'Andrei Markov qui a mis la table pour le premier but de Cammalleri depuis le 23 janvier.

Une faille dans l'armure

D'accord, il n'y a pas eu de but en période médiane, mais le Canadien a eu l'avantage sur les Capitals. Ils ont ainsi exposé au grand jour, la faille dans l'armure de la meilleure équipe de la LNH en saison régulière. Les trios du Canadien ont effectué des présences courtes et ils ont maintenu un rythme élevé ce qui leur a permis de mettre de la pression sur les arrières des Capitals et ainsi provoquer des occasions de marquer. C'est la seule manière que le Canadien peut espérer avoir du succès face aux Capitals. Par ailleurs, si Halak a sauvé la situation pour les siens en première période, c'était au tour de José Théodore d'exceller en période médiane. De fait, lors de cet engagement, le Canadien a vécu seulement quelques moments difficiles à cause de mauvais changements. Il faudra être plus concentré en période médiane alors que les bancs sont éloignés de la zone défensive.

La prolongation

Les Capitals ont eu un bond favorable pour récupérer une rondelle en zone offensive et prendre les devants sur le but de Nicklas Backstrom. Mais le bond capricieux sur le patin d'Hal Gill n'aurait jamais vu le jour si Benoit Pouliot avait été en mesure de gagner sa bataille sur la rampe et sortir la rondelle de son territoire. Le Canadien a toutefois forcé la prolongation grâce à la vitesse de Scott Gomez qui a non seulement marqué, mais il a mis la table avec sa vitesse pour traverser la zone centrale. Brian Gionta et Pouliot ont toutefois permis à ce rapide patineur de marquer avec des passes précises. La prolongation allait ensuite trancher le débat.

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Le jeu du match: Tomas Plekanec

Il a mis à profit sa vitesse pour faire reculer Joe Corvo pour ensuite décocher un tir parfait pour donner la victoire aux siens en prolongation.

Le héros du match: Jaroslav Halak

Avec ses 45 arrêts, il a permis à son équipe de maintenir le pas avec les Capitals de Washington et finalement l'emporter en prolongation.

Le chiffre du match: 0

Le jeu défensif du Canadien, et tout particulièrement celui de Jaroslav Spacek a empêché Alexander Ovechkin d'obtenir un seul tir au but, lui qui a raté la cible trois fois en plus de voir cinq de ses lancers bloqués en cours de route.