Qui est Lorne Goldenberg, le nouveau responsable de la mise en forme du Canadien?

Originaire d'Ottawa, Goldenberg, 44 ans, vit depuis toujours dans les gymnases. Baskets, shorts et chandails bien serrés sont ses habits de travail.

Un travail qu'il a amorcé avec les 67 d'Ottawa au début des années 80. À cette époque, Gary Roberts n'était encore qu'un ado qui frappait à la porte de la LNH. Roberts, un fanatique de la bonne forme, a pris sa retraite en mars dernier à l'âge de 43 ans, après une carrière de 22 saisons dans la LNH.

«C'est avec lui que tout a commencé», a rappelé Goldenberg.

D'abord un amateur de football, il s'est occupé du conditionnement physique des Ravens de l'Université Carleton, à Ottawa.

C'est là que Jacques Martin l'a rejoint la première fois.

«J'avais envoyé des C.V. à toutes les équipes de sports professionnels. Un jour, à l'université, mes patrons m'ont dit que j'étais sur le point de partir à St. Louis. Un certain Jacques Martin, entraîneur-chef des Blues, les avait appelés pour avoir des informations à mon sujet. Quelques jours plus tard, j'ai reçu l'appel. Et il m'a embauché au téléphone!»

Leurs parcours se sont suivis depuis.

«J'ai travaillé pour Jacques, de près ou de loin, lorsqu'il était à Chicago, à Québec, à Cornwall, au Colorado, à Ottawa et en Floride. Et me voilà à Montréal...»

Au cours de toutes ces années, Goldenberg en a vu de toutes les couleurs dans les gymnases.

«Des bourreaux de travail comme Gary Roberts, c'est rare. Je devrais dire c'était rare, car les joueurs sont maintenant très conscients de l'importance de la forme physique de pointe. Ils sont tous des athlètes, ils sont tous en forme et ont tous du talent. Mais c'est dans la préparation, dans les détails qu'ils arrivent aujourd'hui à faire la différence. Ça facilite mon travail. Mais on ne doit pas les lâcher. Mon but est de leur donner une nouvelle façon de vivre. Un nouveau rythme et un nouveau style de vie.»

Bien que collectivement, le Canadien ne soit pas encore une équipe à la fine pointe de la forme, certains des joueurs sont des «machines», selon l'expression utilisée par Goldenberg.

«Mike Cammalleri est certainement une machine. Maxim Lapierre aussi. Et Guillaume Latendresse est en bien meilleure forme que plusieurs le croient. Il doit travailler sur son explosion, mais il prend ce travail très au sérieux.»

Goldenberg a aussi de très bons mots pour un spécimen comme Jaroslav Spacek.

Pourquoi un spécimen?

Parce que le défenseur tchèque ressemble bien plus à un col blanc avec son double menton et son petit ventre.

«Les gens seraient surpris de le voir aller, a dit Goldenberg. Il n'a peut-être pas la silhouette habituelle, mais il a peu à envier aux autres. Et c'est avec un cas comme Jaroslav que l'on voit l'importance du talent naturel et de la génétique. Je ne ferai jamais de Spacek un Georges Laraque. Mais ce n'est pas mon but. Je veux juste qu'il soit au sommet de sa forme et qu'il puisse donner à Jacques ce qu'il attend de lui.»