Les Penguins de Pittsburgh ont vérifié la vieille formule voulant que la puissance au centre soit la clé du succès. Pendant toute cette série, les Penguins ont en effet utilisé leurs quatre trios avec trois grands joueurs de centre: Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Jordan Staal.

Pierre Ladouceur LA PRESSE

De plus, quand on parle de puissance au centre, il faut également souligner le travail du gardien. Marc-André Fleury a été superbe grâce à une concentration à toute épreuve et une flexibilité remarquable. De fait, les Penguins étaient tout simplement trop forts pour les Hurricanes de la Caroline qui, après deux séries de sept matchs face aux Devils du New Jersey et aux Bruins de Boston, n'avaient pas l'énergie nécessaire pour rivaliser avec une puissance comme les Penguins. 

Attention à la porte arrière

Pour des raisons différentes, les deux premiers buts du match, ceux d'Eric Staal pour les Hurricanes et de Ruslan Fedotenko pour les Penguins, ont été marqués par la porte arrière. Staal a battu Fleury de vitesse en contournant l'arrière du filet. Il faut rendre hommage à son grand talent. Par contre, sur le but de Fedotenko, marqué à la suite d'un tir-passe de Philippe Boucher, l'arrière Dennis Seidenberg n'a jamais regardé derrière lui, ce qui a permis à l'attaquant des Penguins de se présenter comme un voleur à la droite de Cam Ward. Toute la série, les Hurricanes ont commis ces petites fautes qui ont eu pour effet de tuer leur rythme. Cette bévue de Seidenberg a annulé le départ canon des siens. Et, à la fin de la première période, Niklas Wallin a été incapable d'envoyer la rondelle en fond de territoire, commettant un revirement à la faveur de Miroslav Satan, qui a remis la rondelle à Maxime Talbot, auteur d'un but relativement chanceux.

Les revirements à la ligne bleue

Ce n'est pas parce que les Hurricanes n'ont pas tenté de revenir dans le match en deuxième période. De fait, Eric Staal a été le meilleur joueur sur la patinoire lors de cet engagement, avec une intensité remarquable. Mais la défense des Penguins a résisté à ses assauts. À ce chapitre, il faut noter le travail de Fleury, qui a réussi les gros arrêts sur une base régulière durant toute les séries. De plus, les Penguins sont extrêmement dangereux en contre-attaque à cause de leur grande vitesse. Or, les arrières des Hurricanes ont commis trop de revirements au niveau de la ligne bleue en attaque. Justement, c'est un de ces revirements provoqué par Kris Kunitz aux dépens d'Anton Babchuk qui a permis aux Penguins d'augmenter leur avance à 3-1.

Du jeu hermétique

Avec une avance de deux buts, les Penguins ont opté pour la carte défensive en troisième période en s'assurant d'avoir constamment un bon positionnement dans les trois zones. C'est un petit jeu dangereux, mais cela a fonctionné parce que Fleury a frustré les locaux à chaque fois que l'occasion s'est pointée.