Source ID:; App Source:

Gainey contre-attaque

Bob Gainey s'est assuré que les manchettes des... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

Agrandir

Bob Gainey s'est assuré que les manchettes des journaux et des bulletins de nouvelles sportives mettent l'accent sur le bris de confidentialité dont se serait rendu coupable son homologue du Lightning de Tampa Bay.

Photo: Martin Chamberland, La Presse

François Gagnon
La Presse

Bob Gainey a bien l'intention d'assumer la direction générale du Canadien de Montréal l'an prochain. Et contrairement à ce qu'il a laissé entendre mercredi, après l'élimination en quatre parties du Tricolore aux mains des Bruins, il n'écarte plus la possibilité qu'il soit de retour derrière le banc du Tricolore à l'automne.

«J'ai parlé trop vite et sous le coup de l'émotion et de la déception», a lancé un Gainey tiré à quatre épingles et surtout, visiblement reposé.

Le grand patron du Canadien avait non seulement retrouvé ses couleurs, mais il était au mode contre-attaque.

«Mes patrons évalueront mon travail et ils prendront les décisions finales. Mais je suis encore là, je veux rester et j'ai du travail à faire», a lancé Gainey en guise de réplique aux appels réclamant son départ.

Dans un geste surprenant, Gainey a mené une charge à fond de train sur le Lightning de Tampa Bay. Il a même tenu son homologue Brian Lawton responsable, en partie, de la descente en enfer de son équipe en deuxième moitié de saison.

«Nous avons connu une très bonne première moitié de saison. Deux choses ont contribué à nos insuccès en deuxième demie: les blessures et le comportement odieux de Brian Lawton. Cet homme a brisé une entente de confidentialité entre nos deux formations. Il a rendu publics les noms de joueurs que nous lui avions proposés pour obtenir Vincent Lecavalier. Ces noms ont fait le tour de la Ligue parce qu'il cherchait à faire une surenchère et cela a eu des impacts négatifs sur Tomas Plekanec, Christopher Higgins et Josh Gorges, qui ont eu à lire leur nom», a insisté Gainey.

Les propos du directeur général du Canadien n'avaient pas encore fait le tour de la LNH que la réaction de Brian Lawton atterrissait à Montréal.

Par le biais du collègue Damian Cristodero, du St.Pete's Times de Tampa, Lawton a vivement réagi.

«C'est farfelu et surtout complètement faux de prétendre une telle chose. La LNH forme une communauté tissée serrée et les 28 autres directeurs généraux vous diront tous que c'est complètement faux, car un tel scénario ne s'est jamais produit», a indiqué Lawton, rejoint au Minnesota.

Carbo: questions esquivées

Ce coup d'éclat de Gainey lui a permis d'esquiver les questions reliées au congédiement de Guy Carbonneau. S'il n'a pas voulu confirmer ou infirmer l'information de La Presse selon laquelle il avait garanti à Carbo son poste deux semaines avant de congédier, Gainey a assuré qu'il devait bouger.

«Nous étions dans une situation difficile. J'avais deux choix: ne rien faire ou prendre la relève. J'ai bougé et j'assume toute la responsabilité reliée à cette décision. Quant aux relations entre Guy et moi, elles sont personnelles et elles le resteront.»

Koivu à la croisé des chemins

S'il a admis que son équipe n'avait pas su répondre aux attentes en cette année du centenaire, Bob Gainey a assuré qu'il mettrait tout en oeuvre pour bien utiliser les prochains mois afin de renflouer son équipe et connaître une meilleure saison.

«Nous avons de l'argent et le fait d'avoir autant de joueurs autonomes nous permettra de prendre des décisions importantes. En laisser partir, en embaucher d'autres, voire soumettre des offres de contrats à des joueurs autonomes avec restrictions. Tout est possible. Nous profiterons des prochaines semaines pour analyser notre saison et nos joueurs et établir notre plan d'attaque», a indiqué Gainey.

Est-ce à dire que Saku Koivu, Alex Kovalev, Alex Tanguay, Robert Lang et les autres joueurs qui écoulent les dernières semaines de leur contrat ont disputé leur dernier match avec le Canadien?

«C'est possible oui. Lesquels? Je ne peux le dire», a plaidé Gainey.

Capitaine du Canadien, Koivu ne sait donc pas ce que l'avenir lui réserve.

«Je n'ai pas encore songé à jouer avec un autre chandail sur le dos. Ma famille et moi sommes comblés ici à Montréal. Je voudrais y rester. Je suis à la recherche d'un contrat de deux ou trois ans et l'argent ne sera pas le point important de ce contrat. Je n'irai pas jouer pour le plus offrant. Je jouerai où je me sentirai le mieux. J'ai peut-être joué mon dernier match à Montréal, c'est vrai, mais je souhaite vraiment que cela ne soit pas le cas», a mentionné Koivu.

Et l'idée d'une fin de carrière avec son frère au Minnesota?

«Ce serait emballant, c'est évident. Mais mon but premier est de jouer ici. Si je n'ai pas reçu d'offre du Canadien d'ici le 1er juillet, je saurai que cela voudra dire que je ne serai pas de retour l'an prochain.»




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite: 1600166:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer