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Il n'y pas de Potvin ni de Bossy

Bob Gainey... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Bob Gainey

Photo: André Pichette, La Presse

Réjean Tremblay
La Presse

Ça va être difficile de gagner la série en sept, je suis d'accord avec vous.

Mais c'est déjà arrivé. Même qu'une fois, avec les Islanders de New York, Al Arbour qui, lui, était un vrai coach, avait mené son équipe à deux retours après avoir concédé une avance de 3-0 à l'adversaire.

Denis Potvin, que j'ai rencontré il y a une semaine au match des Panthers de la Floride, était le gaillard de l'équipe. Une très jeune équipe. Arbour, lors du dernier exercice avant le quatrième match contre les Penguins de Pittsburgh, avait réuni ses gars au centre de la patinoire et leur avait dit : «Écoutez, s'il y en a parmi vous qui ne croyez pas qu'on puisse gagner cette série, retournez au vestiaire et quittez l'équipe. Je ne vous en voudrais pas, mais je n'ai pas besoin de vous.»

Un silence de plomb avait pesé sur les joueurs. Puis, Clark Gillies avait fait un pas, suivi par Mike Bossy, puis Trottier et les autres. Ils y croyaient tous. Ils avaient raison, ils avaient battu les Penguins. En sept.

Mais ces gars s'appelaient Mike Bossy, Denis Potvin, Billy Smith, John Tonelli, Butch Goring, Bryan Trottier, Bob Bourne et ils avaient du talent et du coeur. Et ils étaient dirigés par un des meilleurs entraîneurs de l'histoire, Alger Arbour.

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Bob Gainey va sans doute tenter de convaincre ses joueurs qu'ils peuvent encore gagner. Il va leur dire de jouer période par période, présence par présence. Il va leur demander de bien faire ce qu'ils sont capables de bien faire et de jouer avec confiance. S'il leur dit autre chose, il devrait démissionner tout de suite.

Ou appeler Guy Carbonneau.

Mais les gars s'appellent Kostitsyn, Plekanec, Lapierre, Weber, Stewart, O'Byrne ou Koivu. Maudite différence.

N'empêche, les fans, les fefans et l'humble chroniqueur qui a choisi le Canadien pour gagner cette série sont « accumulés au pied du mur « comme dirait Piton.

Canadien en sept. Pas le choix.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Les Bruins de Boston ont montré pourquoi ils avaient terminé au premier rang dans l'Association de l'Est. Ils ont contrôlé le jeu pendant les 30 dernières minutes de jeu et, en troisième période, ils ont été parfaits. Marc Savard, Patrice Bergeron, Michael Ryder et tous les attaquants ont joué avec discipline et acharnement. Courtes passes, efforts soutenus, intelligence du jeu, découpage de la surface selon une géométrie bien étudiée. Tellement que plusieurs centaines de partisans ont hué les joueurs du Canadien dans la deuxième moitié du troisième tiers.

Tim Thomas n'a pas disputé son meilleur match. Mais il est vrai qu'à part les 15 premières minutes de jeu, il n'a guère été mis à l'épreuve. Et quand les hommes de Gainey ont tiré vers le but, ils l'ont raté coup après coup.

Quant à Carey Price, il n'est pas à blâmer pour cette autre défaite à sa fiche. Il n'a pas réussi les arrêts importants, ceux qui font la différence, mais il fait son travail. Il n'est tout simplement pas le sauveur que l'organisation a vendu aux fans et aux joueurs. Pour l'instant, c'est au mieux, un gardien moyen.

Mais c'est une scène qui est passée inaperçue qui en dit beaucoup sur ce semblant d'équipe. Au son de la sirène, Price a patiné lentement vers le banc des joueurs. Seuls trois joueurs, trois de ses amis, ont eu un geste d'encouragement pour lui. Chris Higgins, Josh Gorges et Mike Komisarek l'ont attendu. Tous les autres joueurs ont quitté le banc pour retourner au vestiaire sans même le regarder. Comme s'ils s'en sacraient.

Canadien en sept ? Que voulez-vous que je vous dise ? Qu'ils vont se faire laver en quatre !

Go Bob Go !

 




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