Stéphane Yelle n'en est pas à ses premières séries. En fait, le centre natif d'Ottawa est le joueur des Bruins ayant disputé le plus de matchs (154) éliminatoires. Il compte aussi deux coupes Stanley, qu'il a remportées au Colorado. Sans prédire la coupe aux Bruins, le vétéran âgé de 34 ans aime bien les chances de son équipe.

Mis à jour le 17 avr. 2009
François Lemenu LA PRESSE CANADIENNE

«C'est encore bien tôt en séries, prévient-il. Mais je crois en nos moyens.

«J'ai joué au Colorado et à Calgary. Il y a des similitudes avec les Bruins, fait valoir Yelle. On a un bon mélange de jeunes et de vétérans. C'est vraiment un bon groupe. Tout le monde se mêle. Il y a un bel esprit de camaraderie. On travaille fort mais on a aussi du plaisir. C'est important, les saisons sont tellement longues. Il y a des personnalités différentes dans un vestiaire et c'est toujours important d'avoir du plaisir.

«L'équipe possède aussi un bel équilibre. On a quatre trios, une solide brigade défensive et un bon gardien. C'est le signe d'une bonne équipe.»

Au Colorado, l'Avalanche misait sur Joe Sakic, Peter Forsberg et Patrick Roy. À Calgary, les Flames avaient Jarome Iginla.

«J'aime bien l'équilibre dans un club. Le hockey demeure quand même un sport d'équipe», rappelle-t-il.

Les jeunes de l'équipe aiment bien se moquer de Yelle qu'ils appellent affectueusement «grand-père».

«Ça me rappelle mes débuts dans la ligue il y a 14 ans. Des joueurs m'avaient aidé à l'époque. C'est maintenant à mon tour.»